HAIRE is about “a good old age”: project progress in Laakdal

Thanks to our colleagues in Laakdal for sending us a news article which was published after a large stakeholder event discussing the co-creation and prioritisation of local social innovations. Below is a translation into English of the article by Annelies Frederickx published on Wednesday 20th October, 2021. You can read the original article at source here.

The seniors of Laakdal debate four themes: mobility, leisure, caring for tomorrow and communication — © AF

Laakdal is the first municipality to undertake the European participation project HAIRE.

HAIRE’s pilot site in Laakdal involves a partnership between the local government and Welzijnszorg Kempen, an organisation specialising in the health and wellbeing of the most vulnerable in society, including older people. In Laakdal, 28% of the population is senior, so the municipality is ideally suited to explore the possibilities of co-creation with older people. There is also interest from adjacent areas, Mol and Herselt, in working with HAIRE.

Katrien Serroyen of Welzijnszone Kempen takes an active part in the debate. — © AF

The first part of the started in September 2020 with a neighbourhood analysis (a mapping of resources with residents in the neighbourhood; see this earlier blog post for an overview of what this entailed in Feock, UK, one of our other pilot sites.) Volunteers were then recruited to carry out “Guided Conversations.” Sixteen volunteers set out from the community to interview 71 older people. The respondents were 60, 70, 80 and 90 years old and they lived all over Laakdal. The Guided Conversations contain place- and person-related questions, as well as a section on personal empowerment. The results yielded a long list of more than a hundred action points. In consultation with the municipal council, the project team has filtered four priorities from this: mobility, leisure, care for tomorrow (dementia and early care planning) and communication. The older people surveyed all expressed the wish to rename the HAIRE project ‘A good old age in Laakdal’, as the English acronym did not resonate as strongly.

Sofie Schepers is an expert community-oriented care provider in Laakdal. — © AF

During the kick-off in the local meeting centre, some thirty people over sixty set to work on the four priority themes. In each domain, they identified the most important difficulties and looked for possible solutions. Rosa Wilms took an active part in the debate as she has been involved from the start: “When I read the call in the municipal information sheet, I immediately applied to be a volunteer”, Rosa Wilms reveals. “I was alone and this seemed to be an ideal pastime for me. I like to chat and through the project I was also able to make new contacts. I had a total of ten conversations, four online and six at home. They were all intense but wonderful conversations.”

Rosa Wilms has been involved in every phase of the project. — © AF

“My chats showed that older people in Laakdal struggle with a lack of respect from neighbours, young people and from traffic”, Rosa Wilms adds. “Of course there’s not much a municipal council can do about that; we all have to work on that together. I completely agree with the four chosen themes. Choices must of course be made and it seems realistic to me that the municipal council can achieve things in those four domains. The most important thing for me, however, is that we are being listened to.”

Difficult points to resolve or improve were noted for each theme. — © AF

Sofie Schepers, who leads the project for the municipal government, had good news for the participants. “The municipality is buying a van and it will be available to all older people in Laakdal. It can be used to provide transport to activities in all boroughs and we are also looking at the possibility of, for example, providing transport to the local market. The aim to provide ‘A good old age in Laakdal’ has only just started, but we are well on our way.”

L’impact du projet HAIRE : un portrait de notre site pilote à Feock (Translation)

Below is the French translation of an earlier blog post in English detailing the progress of HAIRE in the parish of Feock, one of our UK pilot sites. Thanks as always to our University of Exeter intern, Valentine Naude.

Cathy Whitmore, responsable administrative dans la paroisse civile de Feock au Royaume-Uni, est une interlocutrice fondamentale pour les différents membres de sa communauté. Durant cette dernière année, elle a passé le plus clair de son temps à répondre aux appels téléphoniques et à mettre en place des mesures d’assistance pour les membres de sa communauté – tout au long des divers confinements ainsi qu’au terme de ceux-ci. Elle a également rassemblé les points de vue de tous les intervenants qui jouent un rôle dans le perfectionnement et le développement de produits et de services visant à améliorer la vie des personnes âgées – et avant tout, les points de vue des personnes âgées elles-mêmes. Le projet HAIRE a donné l’opportunité aux résidents de parler de sujets qui leur tiennent à cœur.

Pendant cette période difficile, le projet a donné de la motivation, de l’énergie, et de l’assurance à tous ceux qui ont fait du bénévolat et travaillé au sein de la communauté, y compris les commerces, les écoles et les groupes religieux. L’esprit communautaire a été mis à rude épreuve tout au long de la pandémie ; dans un précédent article qui traitait de la bonté des bénévoles au plus fort de la crise COVID, nous remarquions que 150 bénévoles se sont portés volontaires pour venir en aide aux autres villageois. Pour cette raison, Feock n’a pas eu la moindre difficulté à recruter des « Aidants HAIRE » – il s’agit des bénévoles qui viennent à la rencontre des personne âgées pour mieux comprendre leurs attentes et leurs besoins. Il y a même eu un surplus de 50% en matière d’Aidants HAIRE recrutés dans la paroisse civile, ce qui a surpassé toutes les attentes.

Une interview récente, réalisée à Feock avec la bénévole Sue Thomas, est parue durant l’évènement en ligne « Virtual Voyage », créé par Interreg 2 Mers – qui finance notre projet – à l’occasion de la Journée de la Coopération Européenne le 21 septembre 2021. Sue a rejoint le projet dans l’intention de venir en aide à la communauté locale. Dans le cadre du processus de préparation des Aidants HAIRE, elle a suivi des séances de formation visant à inculquer aux bénévoles des compétences d’écoute, d’interview, de protection et d’autres encore, qui pourraient bénéficier non seulement aux individus, mais aussi à l’ensemble de la communauté. Alors qu’Interreg mettait en valeur le travail de tous ceux qui se trouvent sur le terrain à travers la zone européenne des 2 Mers, nous avons eu un aperçu des résultats obtenus par les bénévoles de Feock. Vous pouvez accéder à l’interview de Sue sur YouTube ici.

Selon Cathy, le projet a créé un point de ralliement pour les personnalités notables de la communauté – celles qui tissent des liens sociaux et celles qui les influencent. Il s’agit de personnes qui faisaient déjà du bénévolat, en proposant et en dirigeant des activités de groupe, et les membres des conseils, par exemple – toutes des personnes qui ont un intérêt direct dans l’amélioration de la vie de nos séniors. Travailler ensemble sur le thème central du bien vieillir permettra à terme d’ouvrir la voie à des solutions plus solides et interconnectées. La paroisse civile de Feock est constituée de plusieurs communautés, et le projet HAIRE leur a permis de se considérer comme une seule famille de villages réunis dans la paroisse civile de Feock, avec des problèmes et des préoccupations similaires, plutôt que des entités indépendantes sur une échelle d’importance et de statut, afin que plus de personnes puissent bénéficier des initiatives locales.

Le projet HAIRE a inspiré ses nouveaux participants et les a incités à présenter leurs idées et proposer leur aide. Un projet intergénérationnel a été lancé par un artiste local qui a découvert le projet HAIRE en discutant avec l’équipe, et ils sont maintenant en train de planifier un « Festival Memory Shanty ». Les séniors de la communauté feront le récit de leur vie et partageront leur point de vue unique avec des écoliers, qui travailleront avec des musiciens pour composer des chansons de marin basées sur les vies réelles de leur communauté. De manière générale, le projet HAIRE a donné l’opportunité aux gens de faire preuve de créativité et d’originalité – il n’y a « pas de mauvaise idée ». Il y a quelque chose de très puissant à voir les idées des uns et des autres se transformer en action positive.

Les conversations avec les participants ont amélioré notre compréhension des changements qui jalonnent le cours d’une vie, et de leur impact à un niveau multigénérationnel. Le vieillissement nous impacte tous, pas seulement les « personnes âgées ». Le danger d’un monde qui se rétrécit au fur et à mesure que l’on vieillit, nous exposant à la solitude, est largement reconnu. Sachant cela, les individus peuvent commencer plus tôt à planifier leur avenir, avec la participation d’organismes d’assistance.

Tous les sites pilotes visent à améliorer les services qui sont déjà en place et qui jouent un rôle important, ainsi qu’à établir un lien avec eux. A Feock, l’importance et la disponibilité croissantes de la prescription sociale permet aux résidents d’être dirigés vers des activités locales pour une multitude de raisons différentes, par exemple la perte d’un être cher, l’anxiété ou la solitude. Les bénévoles du projet HAIRE sont disponibles pour se mettre en binôme avec des membres de la communauté en fonction de leurs intérêts – par exemple la natation, le jardinage ou la promenade. Les bénévoles les accompagnent en leur tenant la main (métaphoriquement) pour les aider à découvrir ou redécouvrir certaines activités sociales, et ainsi développer confiance et relations. L’équipe a développé une liste « Que se passe-t-il ? » et un « Répertoire des groupes, services, et assistances téléphoniques » pouvant être envoyés aux résidents, qui sont plus tard contactés par téléphone et se voient offrir la possibilité de conseils supplémentaires et d’assistance s’ils en ont besoin à l’avenir. Toutes les activités organisées dans la paroisse civile sont annoncées et révisées de façon régulière dans un format accessible et inclusif.

Les ateliers CREATE qui ont eu lieu pendant la période estivale ont rassemblé tous ces individus dans un espace de tolérance pour qu’ils puissent partager leurs idées, exprimer leurs opinions, et se sentir écoutés et respectés. Le projet HAIRE a pu répondre aux remarques et à la demande en solutions rapides qui pourraient être développées sur le long terme. Il faut noter que le travail de vérification autour de la pertinence des services existants et le travail de création de nouveaux services ne s’arrêteront pas quand l’étude touchera à sa fin. Les communautés impliquées sont en train de développer un type de compétences et d’opportunités qui peuvent réellement changer les choses, et qui pourront évoluer avec leur temps jusqu’à garantir une culture d’écoute et d’apprentissage aussi naturelle que florissante, qui engendrera une action positive et adaptée aux personnes âgées.

Le projet HAIRE fait appel à ses intervenants à intervalles réguliers et de façon différente tout au long du projet, tandis que nous continuons de promouvoir un changement global et durable du système ainsi que d’amorcer et de développer des modèles innovatifs de prestation des services. Dans cette perspective, nous organisons régulièrement des réunions de groupe pour établir une ligne directrice, par exemple la « HAIRE Action Group Meeting » de la paroisse civile de Feock, qui a eu lieu en Septembre 2021.

Celebrating HAIRE Volunteers in Rother, UK

The Rother (East Sussex, UK) Voluntary Association AGM took place on 19th October 2021 and included the first RVA Volunteer Award ceremony. The award for Outstanding Volunteers was presented by The Lord Lieutenant of East Sussex, Mr Andrew Blackman, and received on behalf of the team by volunteer Hans and Councillor Sue Prochak. The nomination for the award is printed below as it sums up beautifully the work of the volunteers. It was written by Steve Broome, HAIRE Project Manager, Policy & Strategic Development Team, Adult Social Care and Health at ESCC.

 

The Healthy Ageing and Innovation in Rural Europe (HAIRE) project is an Interreg-funded initiative led by the University of Exeter that works with a wide range of partners across England, France, Belgium, and the Netherlands. At the centre of the project is the importance of understanding the lived experience of ageing in multiple ways – in terms of physical health, mental and emotional wellbeing, loneliness, social relationships, connections to local organisations and services, transport, finances, and what people perceive their future might hold.

In 2020, just as the pandemic was beginning, the HAIRE project began advertising for volunteers who cared about the above issues in their Rye or Robertsbridge communities. Even in the midst of the challenges brought about by Covid, the HAIRE project was very lucky and grateful to have received interest from such an individually and collectively talented group of local people. The volunteers brought a range of professional experiences relevant to healthy ageing, and rich personal experiences of local community life and issues connected to ageing and wellbeing. All our volunteers live in the Rother area, and many have numerous voluntary and activist roles in their communities to improve wellbeing and community life in a diversity of ways.

The HAIRE volunteer team have supported the project for some 16 months and counting. The task of volunteers has been wide and complex and required flexibility.  Firstly, they undertook multiple training sessions that covered: healthy ageing theories, data, and attitudes; reflection on their own attitudes and experiences of ageing; active listening and interviewing skills; safeguarding; loneliness and mental wellbeing; understanding social networks; and action planning.

Following the training, volunteers had to put all these skills and knowledge together in conducting Guided Conversations with people aged 60+ who lived in the Rye and Robertsbridge areas. These conversations were very wide ranging, covering all the aspects of healthy ageing described above, and typically lasted 2-3 hours each. They required volunteers to build rapport and trust with others and be able to support and empathise with difficult experiences and topics, while also recording relevant information in written notes. The team have completed more than 200 hours of guided conversations, and are now repeating the exercise in going back to our 80 or so participants and seeing how things have changed for them six months on.

Beyond this, the volunteers have formed local steering groups in each of our pilot sites, meeting regularly to help guide the project, interpret data, make strategic decisions and co-produce community events. Most recently, they have helped to design and deliver events in the community with a wide range of resident and organisational stakeholders, which have resulted in innovative ideas to take forward over the remaining 18 months of HAIRE.

The volunteers have managed to do all this in the context of the COVID-19 pandemic.  This has meant having to adapt to digital ways of working, despite many volunteers not having a high degree of familiarity with the technologies we have needed to use to run many aspects of the project virtually.

To date, the HAIRE project has engaged approximately 80 local people aged 60+ and taken the time to understand their experience and situation, to reflect on it, and help identify actions and sources of support that can improve their lives and age well in place. Volunteers have helped to identify the most important themes around healthy ageing in their communities and have been a key part in designing social innovations that will meet the challenges and opportunities of ageing faced by local people.

Throughout their volunteering, they have been very generous with their time, ideas, passions and personal experience. Not only has this been key to growing a team (rather than a set of individual volunteers) and to supporting each other in the multiple and challenging tasks they have undertaken, it has directly expressed the values of the HAIRE project in a way that has been ‘socially contagious’ – because they have been passionate, committed, open, kind, and generous, others have responded similarly and felt included in the project. They have set, and continue to set, the tone of the project in a way that makes more ambitious, transformative change possible.

The project, and everything that will stem from and be influenced by it, would not have been possible without the individual and collective contributions of the HAIRE volunteers. The wide range of people involved in the HAIRE project in East Sussex and beyond are extremely grateful for their involvement in the HAIRE project and look forward to continuing to improve the lives of local people with them.

The impact of HAIRE: A profile from our Cornish pilot site in Feock, UK

Cathy Whitmore, HAIRE’s administrative officer in the Parish of Feock, UK, is a key point of contact for community members. Over the last year, Cathy has spent her time fielding phone calls and organising support for community members throughout the various lockdowns and beyond, and collating points of view from all stakeholders invested in the improvement and development of products and services that aspire to support and enhance the lives of older people – most importantly from older people themselves. HAIRE has offered residents an opportunity to speak up on matters close to their hearts.

The project has provided a sense of purpose, energy, and confidence during a difficult period for those volunteering or working in the community, including businesses, schools and faith groups. The spirit of community has been tested throughout the pandemic; in a previous post discussing the kindness of volunteers at the peak of the covid crisis, 150 volunteers come forward to help their fellow villagers. Because of that, Feock had no difficulties recruiting “HAIRE Enablers” – these are the volunteers who meet with older people to understand their needs and service desires. In fact, there was a 50% over-recruitment of volunteer HAIRE Enablers in the parish, which exceeded all expectations.

A recent interview with volunteer Sue Thomas in Feock featured in our project funder Interreg 2 Seas‘ “Virtual Voyage” online event, which was created for European Cooperation Day on September 21, 2021. Sue joined the project in order to help and support her local community. As part of the HAIRE volunteer preparation process, Sue took part in training sessions designed to provide skills in listening, interviewing, safeguarding and other skills that not only benefit the individual, but the community as a whole. With Interreg showcasing the work of people on the ground all over the 2 Seas area in Europe, we were given a glimpse into Feock volunteers’ achievements. Sue’s interview can be accessed on YouTube here.

Cathy said the project has created a rallying point for key figures in the community – social weavers and influencers. These are people already involved in volunteering, offering and running group activities, and council members, for example – all people who have a vested interested in making the lives of our older people better. To work together on the central theme of healthy ageing will ultimately enable stronger and more linked up solutions. Feock Parish is made up of several communities, and HAIRE has enabled them to envisage themselves as a family of villages within Feock Parish, with similar issues and concerns, rather than separate entities on a scale of importance and status, so that more people can benefit from local initiatives.

HAIRE has given inspiration and motivated fresh personnel to come forward with ideas and offers of support. An intergenerational project has been initiated by a local artist who discovered HAIRE through conversations with the team and they are now putting together plans for a “Memory Shanty Festival.” Older people in the community will share their life stories and unique points of view with schoolchildren, who will work with musicians to produce sea shanties based on real lives in their community. In general, HAIRE has provided people with an opportunity to be creative and innovative – there is “no such thing as a wrong idea”. There is something very powerful in seeing one’s ideas turn into positive action.

The conversations with participants have provided a better understanding of life changes and their impact on a multi-generational level. Ageing impacts us all, not just “older adults”. There is widespread recognition of the danger of a shrinking life world as we age, which puts us at risk of loneliness. Knowing this, it means individuals can start to plan for the future earlier, with the involvement of supporting organisations.

All pilot sites aim to improve the services already in place that have value and link in to them. In Feock, social prescribing’s growing importance and availability means that residents can be signposted to local activities for a range of different reasons, including bereavement, anxiety or loneliness. HAIRE’s volunteers are available “buddy up” with community members depending on their interest – such as swimming, gardening or walking.

The volunteers provide a guiding ‘hand-hold’ to help people discover or return to social activities, developing trust and relationships. The team has created a ‘What’s On’ list and ‘Directory of Groups, Service, and Helplines’ which can be sent to residents, who are later contacted by telephone and given the offer for further advice and support if required in the future. All the activities in the parish are advertised and reviewed on a regular basis in an accessible and inclusive format. They even advertise opportunities in a community phone box.

The CREATE workshops held throughout the summer months brought people together in a safe place to share ideas, voice opinions and feel listened to and respected. HAIRE has been able to respond to comments and requests to make quick wins in the short term with opportunities to grow in the long term.

We are all thankful for the work of the amazing volunteers involved in this project. During June’s National Volunteer Month, service users were asked for any comments they would like to pass on to Feock’s volunteers as well as posting on Facebook pages for anyone who would like to thank a member of the community for their support. A beautiful “thank you tree” was put together by a talented resident and used as a backdrop to the CREATE workshop sessions.

Importantly, the work to look at the relevance of services and the creation of new ones won’t just “stop” when the research comes to an end. The communities involved are developing the sorts of skills and opportunities that can really make a difference and can evolve with the times to ensure an organic, thriving culture of listening and learning for positive, age-friendly action with the voices of residents at the fore.

The HAIRE project involves its stakeholders at regular intervals and in different ways throughout the project as we continue to pursue widespread, sustainable system change and to initiate and support innovative models of service delivery. One element of this is to hold regular steering group meetings, such as the Parish of Feock’s HAIRE Action Group Meeting. This took place in September 2021.

CREATE: New Models of Service Delivery (Spanish Translation)

One of the aims of HAIRE is to develop new models of service delivery for older people. In April and May of this year, we began our CREATE process, a participatory journey for stakeholders to develop social innovations. We wrote about this here in English and French (courtesy of Valentine Naude, our French intern). The university runs a Masters degree in Translation Studies, and as a result we now have this blog in a third language – Spanish! – thanks to student Amanda Ferguson.

CREATE: Nuevos modelos de prestación de servicios para personas mayores

 Ha sido una primavera fría y recia para todos los miembros de la comunidad HAIRE: el Reino Unido registró la temperatura más baja en abril desde 1922. Sin embargo, hoy brilla el sol y nos sentimos más esperanzados mientras nos preparamos para el verano y la apertura de nuestras comunidades. A finales de abril, los colaboradores de HAIRE habían elaborado los primeros borradores de los informes comunitarios de nuestras zonas piloto, que combinan la información obtenida en las conversaciones guiadas, los planes de acción y el análisis de los barrios. Nuestros colaboradores se preparan ahora para nuestro próximo gran reto: crear conjuntamente una prestación de servicios innovadora en los lugares piloto y fuera de ellos que responda a los retos identificados en sus zonas. Algunos retos son exclusivos de los centros piloto y otros se derivan de problemas comunes en la Europa rural.

A lo largo del mes de mayo, los colaboradores han recogido ideas y se han reunido con sus voluntarios, partes interesadas y comunidades de una manera extraordinaria. Por ejemplo, en East Sussex, los facilitadores de HAIRE han salido a pasear con su comunidad, y este acto de hacer que los voluntarios hablen con los miembros de la comunidad realmente los involucra en el proceso de generación de ideas y hace una aportación poderosa y profunda.

Aprovechando su experiencia en el pilotaje de acciones a nivel local, los colaboradores, las personas mayores, los colaboradores locales, los voluntarios y las agencias se reunirán en junio en un taller conjunto CREATE – Crossborder European Activity Testing Exercise (en español: Ejercicio Transfronterizo de Comprobación de la Actividad Europea) para compartir sus experiencias y apoyarse y asesorarse mutuamente. Los colaboradores se organizarán en Grupos de Aprendizaje en Acción, grupos transfronterizos que quieren trabajar juntos en innovaciones compartidas. El aprendizaje en acción es uno de los métodos que utilizan los programas eficaces para ayudar a los participantes a aplicar el aprendizaje en un grupo de apoyo. Este enfoque anima a los colaboradores a darle sentido desde la propia experiencia y apoya un auténtico intercambio transfronterizo de ideas.

También estamos aprovechando los talleres CREATE de junio para “conocernos” más personalmente. Todas las restricciones por el coronavirus han hecho que no hayamos podido viajar ni reunirnos con nuestros homólogos de los distintos países. La interacción con otros tendrá que esperar un poco más, pero hemos integrado un taller de escritura creativa en las sesiones, en el que veremos poemas sobre el envejecimiento en todos nuestros idiomas, nos escucharemos hablar en nuestras lenguas maternas y escribiremos y compartiremos nuestras propias experiencias personales y culturales sobre el envejecimiento. El ambiente de apoyo mutuo, la experiencia compartida y el aprendizaje cultural proporcionarán otra capa de profundidad y comprensión en nuestro intercambio transfronterizo mientras nos dirigimos hacia un cambio positivo para nuestras personas mayores.

Aquí está uno de nuestros poemas elegidos.

Larga vida, escrita por Elaine Feinstein

Finales de verano. El sol brilla. El eucalipto.
Es una fortuna más allá de cualquier merecedor
estar todavía aquí, sin más preocupaciones que las cotidianas,
ordenando plácidamente versos.
Contemplo un palo de canela
atado con rafia, los pinzones
en la hierba, y un arbusto rechoncho
que este año engendró un limón.
Estos días hablo menos de la muerte
que de los misterios de la supervivencia. Ya no
me siento sola, aún no soy frágil, y
después de la operación, reconozco cada respiración
como un milagro. Puede que mi generación no sea
ágil, pero perdónanos,
nos gustaría aguantar, tercamente
satisfechos – incluso mientras envejecemos.

CREATE Juin 2021 – Réflexion (French translation)

Our French intern, Valentine, has again translated this month’s blog for us into French.  It is a research reflection by Shuks Esmene, our postdoctoral research fellow. To read the original English language version, click here.

A l’occasion des ateliers CREATE, les partenaires du projet HAIRE se sont rassemblés pour discuter de leurs premières idées d’innovations destinées à améliorer le bien-être des séniors dans les sites pilotes. Les outils de recherche utilisés dans le cadre du projet représentent un aspect essentiel de l’apprentissage HAIRE. En particulier, les expériences et les idées de tous les partenaires, y compris des bénévoles et des participants, sont aussi importantes que ces outils le sont pour identifier des actions axées sur la personne et adaptées au milieu qui soient pertinentes à échelle locale.

Notre atelier de poésie a montré que les partenaires de prestation et les équipes de recherche du projet HAIRE sont parvenus à élaborer un environnement favorable à la discussion – même en ces temps troublés ! Les souvenirs de ces personnes âgées avec qui nous avons des liens privilégiés, par exemple des parents, des grands-parents, d’autres membres de la famille et des amis, ont inspiré une séance riche en émotions. Un de nos partenaires a fait remarquer :

« Ce ne sont pas des larmes de tristesse ! »

La remarque ci-dessus concernait un grand-parent défunt et résume la façon dont nos liens avec les personnes qui comptent pour nous s’étendent au-delà de leur présence physique auprès de nous. Bien qu’elles ne fussent qu’une parenthèse parmi les autres activités du projet, les réflexions que nous tirons de telles expériences peuvent aider HAIRE à amorcer des conversations relatives à l’intégration des soins dans nos communautés. Des soins plus approfondis. Des soins qui surpassent les besoins fonctionnels des individus. Ces besoins sont extrêmement importants, bien sûr. Cependant, le bien-être ne se limite pas à la somme des besoins fonctionnels d’un individu.

Les Conversations Guidées du projet HAIRE ont révélé que les activités et les passions qui importent aux participants (marcher, tricoter, lire et se rendre à des marchés locaux, entre autres) leur ont apporté de la joie et, malheureusement, de la tristesse lorsqu’ils n’ont pu s’y adonner pendant la pandémie. Ces conclusions ne sont en aucune façon propres au projet HAIRE, mais elles lui offrent plusieurs possibilités. Le réseau HAIRE, constitué de personnes soudées et attentionnées, va nous permettre de réfléchir différemment à notre façon de procéder face à ces conclusions. Certes, il est important de faire une liste des activités et des passions présentes dans une région, et de s’assurer que ces activités sont proposées à ses habitants, mais il faudrait aussi offrir l’opportunité aux séniors de développer de nouveaux centres d’intérêts et de nouvelles passions – ce serait une façon d’ajouter de la capacité à un lieu donné. La variété des activités et les activités extracurriculaires sont considérées comme une partie fondamentale du développement de l’enfant (1).

Je pense souvent à cette façon que nous avons d’essayer de trouver et de doser un assortiment d’activités spécifiques dont la population adulte puisse bénéficier – plutôt que de nous appliquer à mieux comprendre les modalités du bien-être de chaque individu. Comme nous l’avons dit durant nos discussions sur l’innovation au deuxième jour des ateliers CREATE, cela peut faire la différence d’« être prêt à commencer modestement » afin de produire des innovations qui restent ouvertes aux contributions des habitants – particulièrement si les opinions et points de vue reçoivent une réponse et ne sont pas perdus au fil des démarches administratives. A ce titre, les solutions numériques contribuent largement à améliorer la sensibilisation, mais c’était aussi encourageant de voir des idées se développer lors des ateliers autour des activités en face à face et de la notion d’« aller vers les gens ».

Dans leurs réponses aux Conversations Guidées, les participants ont communiqué l’importance qu’ils attachent aux interactions en face à face et aux évènements de rassemblement convivial. De plus, même si nous l’avons appris par le biais d’anecdotes, nous ne pouvons oublier que les commerçants et les docteurs étaient bien plus profondément intégrés dans les quartiers ruraux par le passé. Les services avaient plus souvent lieu en face à face, et ces expériences doivent être prises en compte lorsque l’on réunit des personnes âgées.

Par ailleurs, des préoccupations primordiales vis-à-vis du profil des participants recrutés jusqu’ici ont été soulevées lors des ateliers CREATE. On considère souvent qu’une méthode de communication qui attire et inclus les groupes vulnérables et marginalisés représente un défi (2). Les communautés inclusives doivent s’assurer que tout le monde sent qu’il ou elle fait partie du lieu dans lequel il ou elle vit, et que l’opportunité d’exprimer ses opinions leur soit donnée de façon à ce que tout le monde puisse contribuer à façonner l’avenir du lieu en question. Parvenir à une compréhension plus inclusive du bien-être représentera un défi important pour le projet HAIRE, et la démarche consistant à « être prêt à commencer modestement » pourra nous être bénéfique dans cette mesure également. La recherche a parfois tendance à se focaliser sur des chiffres et des objectifs à accomplir, tous les deux générés par des groupes larges et soi-disant représentatifs. Toutefois, si nous nous posons des questions essentielles sur les points de vue variés que nous avons recueillis pendant les Conversations Guidées, nous pouvons commencer modestement. Des questions telles que : comment se fait-il que quelqu’un qui s’est occupé des autres, et qui a travaillé dur dans un secteur qui n’est pas généreux économiquement, peut se retrouver dans une position financière précaire plus tard dans sa vie ?, et, que pouvons-nous faire pour impliquer quelqu’un à échelle locale quand cette personne n’a pas pu développer et/ou approfondir des centres d’intérêt à cause d’une enfance ou d’un début de vie d’adulte mouvementés ?

Enfin, la question qui selon moi ressort le plus de nos séances CREATE est :

« Pourquoi sommes-nous, en tant que société, si mauvais à cela ? »

La réponse se trouve peut-être dans une nouvelle conception des soins, une conception selon laquelle les soins seraient reçus et donnés par des individus dans leurs communautés, et ne seraient pas simplement un service dédié à répondre aux besoins fonctionnels des personnes âgées. Fait encourageant, nous avons parfois accompli cela au sein de projet HAIRE – que ce soit entre les chercheurs et les équipes de prestation, entre les équipes de prestation et les bénévoles, et/ou entre les bénévoles et les participants. Notre prochain défi sera de trouver des façons d’impliquer les donneurs de soins dans le projet, sur tous les sites pilotes, plus étroitement encore. J’ai hâte d’affronter ce défi.

Footnotes

1. Metsäpelto, R., & Pulkkinen, L. (2012). Socioemotional Behavior and School Achievement in Relation to Extracurricular Activity Participation in Middle Childhood. Scandinavian Journal Of Educational Research, 56(2), 167-182. doi: 10.1080/00313831.2011.581681

2. Meyer, C., Evans, D., Soucat, A., Dkhimi, F., Akweongo, P., & Kessy, F. et al. (2018). Leaving no one behind? Reaching the informal sector, poor people and marginalised groups with Social Health Protection. Journal Of Poverty And Social Justice. doi: 10.1332/175982718x1536143686739

CREATE Research Reflection: Caring

This month’s blog post is a research reflection penned by Shuks Esmene, our doctoral research fellow.

HAIRE’s CREATE workshops (held June 2021) brought together the partnership to discuss our initial ideas for innovations to improve the wellbeing of local older adults in our pilot sites. The research tools being used in HAIRE are a key part of the
project’s learning. Notably, the experiences and ideas of all project partners,
including volunteers and participants, are as important as these tools in
identifying person-centred and place-based actions that are locally relevant.

Our poetry workshop demonstrated that HAIRE’s delivery partners and
research teams have been able to build a comfortable environment for
discussion – even in these challenging times! Memories of older adults that we
hold special connections to, including parents, grandparents, other family
members and friends, filled the session with emotion. One of our partners
simply remarked, “These are not sad tears!”

Some of the poetry about ageing shared at our CREATE session

The remark above related to a late grandparent and sums up how connections to
people that we value go beyond being in their physical presence. Although a
small moment in HAIRE’s activities, reflections from such experiences can help
HAIRE start conversations around embedding care into communities. A deeper
care. Care that surpasses the functional needs of people. These needs are, of
course, extremely important. However, wellbeing is much more than the sum of
someone’s functional needs.

HAIRE’s Guided Conversations showed how valued activities and passions (walking, knitting, reading and going to local markets, to name a few) provided participants with joy and, unfortunately, sadness due to missing these activities and passions during the pandemic. These findings are in no way unique to HAIRE, but they do present the project with opportunities. The close-knit, caring network of people that HAIRE has engaged can help us to think differently about how we can act on these findings. A record of valued activities and passions in an area, and trying to ensure these activities are offered to locals is important, but opportunities to develop new interests and passions can be seen as a way of adding capacity to a place. Variety and extracurricular activities are regarded as a fundamental part of development in children (1).

I often reflect on why we try to find and measure a set of specific activities that show
benefit when adults are considered – rather than addressing how we can best
understand wellbeing priorities at an individual level. As stated during our
discussions about innovation on the second day of our CREATE workshops,
“…being willing to start small” to achieve innovations that stay open to input
from locals can make a difference – particularly if voices and perspectives are
responded to and not lost in bureaucratic processes. As such, digital solutions
are important in improving outreach, but it was encouraging to see ideas
develop around face-to-face activities and “going to people”.

A French Guided Conversation in action

Face-to-face interactions and events that bring people together were certainly
valued in responses to HAIRE’s Guided Conversations. Additionally, even if
revealed through anecdotes, we cannot overlook how local shop owners and
doctors used to be more deeply embedded in rural neighbourhoods. Services
were more face-to-face and such experiences need to be considered when
bringing older adults together.

Importantly, concerns around the participant profiles engaged by HAIRE so far
were raised at CREATE. Outreach that engages and is inclusive of vulnerable and marginalised groups is often referred to as challenging (2). Inclusive
communities ensure that everyone can feel part of where they live and, through
being able to voice and discuss their opinions, individuals can contribute to
shaping the future of a place. How we achieve more inclusive understandings of
wellbeing will be an important challenge for HAIRE and “…being willing to
start small” can benefit the project here too. Research can tend to focus on
numbers and achieving outcomes that are generated by large, so-called
representative groups. However, if we ask critical questions of the differing
perspectives that we have been able to gather through HAIRE’s Guided
Conversation, we can start small. Questions such as: why can someone that has
cared for others and worked hard in a sector that is not economically
generous end up in a financially precarious position in later life?, and, what
can we do to involve someone locally that has not been able to develop and/or
pursue interests due to a turbulent childhood and early adult life?

Finally, the question that stands out for me the most from our CREATE sessions
was: “Why, as a society, are we so rubbish at this?” The answer may lie in re-thinking care, where care is received and given by individuals in communities and not simply a service that aims to meet the functional needs of older adults. Encouragingly, we have examples in HAIRE where this has been achieved – whether it be between the researchers and delivery teams, between the delivery teams and the volunteers and/or between the volunteers and participants. Our next challenge is to find ways to engage the caring people on the project, across all sites, more closely. I look forward to
working on that challenge.

Footnotes

1. Metsäpelto, R., & Pulkkinen, L. (2012). Socioemotional Behavior and School Achievement in Relation to Extracurricular Activity Participation in Middle Childhood. Scandinavian Journal
 Of Educational Research, 56(2), 167-182. doi: 10.1080/00313831.2011.581681

2. Meyer, C., Evans, D., Soucat, A., Dkhimi, F., Akweongo, P., & Kessy, F. et al. (2018). Leaving no one behind? Reaching the informal sector, poor people and marginalised groups with
 Social Health Protection. Journal Of Poverty And Social Justice. doi: 10.1332/175982718x1536143686739

Shukru Esmene, s.esmene@exeter.ac.uk, University of Exeter

What Does a Guided Conversation Look Like?

A recent interview conducted for the Département du Nord, one of our project partners in France, brings the interview process to life for those new to HAIRE and the Guided Conversation technique. The article appears below in its original language, and is followed by a translation into English by our French intern, Valentine Naude. 

Conversations guidées pour séniors isolés

25 Mai 2021

Le Département participe au projet européen HAIRE qui vise à identifier les besoins et envies des personnes âgées isolées grâce à des conversations guidées. À Arnèke, Jocelyne et Guy Deroo ont pu y participer. Rencontre.

Pour arriver chez Jocelyne et Guy Deroo, mieux vaut avoir un bon GPS. L’ancien corps de ferme qu’ils habitent est situé aux confins du village d’Arnèke, tout au bout d’un long chemin de terre.

Une fois sur place, plus que la cloche un peu fatiguée par les années, c’est “Nounours” qui se charge de prévenir de votre arrivée. L’impressionnant chien de montagne des Pyrénées (65 kg !) est l’un des nombreux animaux à tenir compagnie au couple, très isolé.

Nous sommes ici depuis 20 ans mais nous ne connaissons personne, explique Guy. Nous n’avons presque pas de famille non plus, et au fil des années, les liens se sont distendus. Et puis notre boîte aux lettres est là-bas, au bord de la route, alors je ne vois même pas le facteur. 

Jocelyne, son épouse, souffre d’importants problèmes de santé qui entravent grandement sa mobilité. Coincé dans sa maison isolée au beau milieu de la plaine flamande, le couple ne voit plus que l’auxiliaire de vie qui passe quotidiennement.

Identifier les besoins des séniors isolés

C’est dans le cadre du projet européen HAIRE (Healthy Aging Innovation in Rural Europe) que Jocelyne et Guy ont fait la connaissance d’Isabelle Poiret, évaluatrice médico-sociale au Département.

Le projet, qui s’intitule en français “Vieillir en bonne santé grâce à l’innovation dans l’Europe rurale”, consiste à mener une étude sur la situation d’isolement des personnes âgées. Il est notamment basé sur le principe de la conversation guidée.

La conversation guidée est un entretien semi-directif qui dure généralement entre deux et trois heures. À partir de thématiques larges (la vie personnelle et professionnelle, l’environnement de vie, les centres d’intérêt, etc.) et de quelques images, nous invitons les personnes à nous parler d’elles-mêmes, explique Isabelle Poiret.

Les entretiens sont ensuite retranscrits et analysés par l’université d’Artois, l’un des partenaires français du Département dans le projet HAIRE.  Avec l’aide de l’association Unis-cités, le Département a prévu de mener 150 conversations guidées. Des conversations loin d’être anodines et dans lesquelles, de l’avis même de la professionnelle du Département, il y a un investissement réciproque.

Pour Guy et Jocelyne Deroo, Isabelle Poiret a une vraie qualité d’écoute qui nous a mis en confiance. Le contact est bien passé et après sa venue, on était contents. Ce projet recrée du lien et donne envie de reprendre des activités.

Les deux séniors ne demandent pas grand chose : trouver des gens pour jouer au tarot, réapprendre à jouer aux échecs, aller au musée de Flandre à Cassel, partir quelques jours en Normandie avec leur camping-car, …  Et surtout, ne plus être esseulés.

Beaucoup de séniors se résignent et ne s’autorisent plus à dire “j’ai envie de”. Pourtant, ils ne demandent généralement que de petites choses qui nous semblent anodines mais améliorent vraiment leur quotidien. Isabelle Poiret

 Ce qui ressort le plus, c’est l’envie de sortir et de revoir ses proches. L’autre jour, j’ai juste accompagné une dame jusqu’à sa boite aux lettres : c’était son bonheur de la journée, ajoute-t-elle.

En pleine crise sanitaire, la conversation guidée a dépassé ses objectifs : elle s’est transformée en outil de lutte contre l’isolement. Pour Isabelle Poiret, c’est donc bien plus qu’une étude. C’est une action à part entière et une véritable expérience humaine.

Un rapport intermédiaire a déjà été produit afin que les partenaires puissent commencer à se mobiliser sur le territoire. À partir des envies exprimées par les séniors isolés, deux axes de travail sont envisagés : mieux faire connaître aux personnes âgées ce qui existe déjà pour elles et proposer des solutions innovantes.

Dans six mois, quand je retournerai voir Jocelyne et Guy Deroo, et tous les autres, j’espère bien pouvoir leur proposer des choses !, conclut Isabelle Poiret.

Crédits photo : C. Arnould

English Translation

Guided Conversations for isolated older people

The Département du Nord is part of the European project HAIRE, aiming to identify the needs and desires of isolated older people through Guided Conversations. In Arnèke, Jocelyne and Guy Deroo were able to participate.

If you are on your way to the Deroo’s, you’d better have a good Sat Nav. The old farm buildings they live in stand at the edge of the village of Arnèke, at the very end of a long dirt track.

Once you get there, “Nounours” (“Teddy Bear”) takes it upon himself to warn the couple of your arrival (more so than the bell, a little weathered by time). The imposing Pyrenean Mountain Dog (65 kg!) is one of the many animals that keep them company in their isolation.

“We’ve been here for 20 years now, but we don’t know anyone”, Guy explained. “We barely have any family; the bonds have stretched thin. And our letterbox is all the way over there, by the road, so I don’t even get to see the postman.”

His wife Jocelyne suffers from serious health problems that greatly hinder her mobility. The couple, being stuck in a secluded house in the middle of the Flemish region, only ever see their carer who comes by every day.

Identifying the needs of isolated older people

Jocelyne and Guy met Isabelle Poiret, the Département’s medico-social evaluator, through the European project HAIRE (Healthy Ageing through Innovation in Rural Europe).

The project involves carrying out a study on the isolated situation of older people. It notably makes use of the Guided Conversation tool.

“A Guided Conversation is a semi-structured discussion that generally lasts from two to three hours. Starting off with general themes (personal and professional life, living environment, main interests, etc) and a few images, we encourage people to tell us more about themselves”, explained Isabelle Poiret.

The discussions are then transcribed and analysed by the University of Artois, one of the Département’s French partners within the HAIRE project. With the support of the organisation Unis-cité, the Département is planning on carrying out 150 Guided Conversations. “Far from being trivial”, these conversations show there is “a mutual commitment”, said the Département’s evaluator.

According to Guy and Jocelyne Deroo, “Isabelle Poiret has a great ability to listen which got us to open up to her. There was a real connection there and we were happy after she came to see us. This project is creating bonds and is making us want to pick up activities.”

Caption: Guy Deroo and Isabelle Poiret, the Département’s medico-social evaluator, discussing in front of the farm. “Nounours” never strays far from his owner.

The two older people are not asking for much: finding people to play tarot with, learning how to play chess again, going to the Flandre museum in Cassel, going to Normandy in their camper van for a few days… But mostly, not to be lonely anymore.

“Many older people resign themselves to this and don’t allow themselves to say “I want to”. And yet, they usually only ask for small things that seem trivial to us but truly improve their everyday life.” Isabelle Poiret

“What stands out the most is the desire to go outside and see their loved ones again. The other day, all I did was walk an old lady to her letterbox, and it was the highlight of her day”, she added.

During this health crisis, the Guided Conversations have exceeded their objectives, changing into a tool for combatting isolation. Therefore, for Isabelle Poiret, this is way more than a study. “This is a fully-fledged action and a real human experience.”

An initial report has already been drafted so our partners can start going into action on the field. From the desires expressed by isolated older people, two areas of work are being considered: helping older people know what already exists, and offering innovating solutions.

“Six months from now, when I come back to see Jocelyne and Guy Deroo and all the others, I sure hope that I’ll be able to offer new things!” concluded Isabelle Poiret.

Photo credit: C. Arnould

Q-Sorting: A Participatory Method for Innovation Development

In preparation for the CREATE phase of our project – the cross border development of social innovations for older people – our Research Fellow, Shuks Esmene, produced some guidance for partners around alternative methods of approaching idea generation and prioritisation. Below is an explanation of how the Q-Sort approach can be used and adapted in relation to HAIRE and its tools.

An adapted Q-Sort

The Q-Sort approach is part of a larger methodology (Q-Methodology1). Q-Sorts involve participants arranging a set of statements into a grid based on how much they agree and disagree with the statements. Therefore, the approach is more suited for situations where stakeholders can be presented with a set of statements. This approach may be useful for collating stakeholder opinions on what types of innovations would benefit the local area the most.

Note: If you wish to engage stakeholders in a more ‘open’ activity to generate ideas, a different spotlight method (to be released in the coming weeks) may be more appropriate.

i. The participants

Traditionally, individuals carry out Q-Sorts. However, for HAIRE, it may be more appropriate to arrange small groups (around 4 people in each group) to take part in and agree on a Q-Sort. For consistency, you may choose to group stakeholders with common characteristics or those that are working in a similar field to carry out Q-Sorts together.

ii. The statements

Q-Sorts are usually carried out using around 20 to 60 statements. Based on HAIRE’s timeframes and the highly likely remote delivery of the CREATE sessions, it may be best to lead a Q-Sort with around 15-20 statements!

The statements should be easy to understand and, where possible, structured similarly. We recommend using no more than two sentences per statement. See below the examples from our imaginary pilot site, HAIREbridge:

 

The statements chosen for a Q-Sort can be led by the findings of a pilot site’s draft Community Report (these were released at the end of April 2021). However, feasibility is important, e.g., if it is unlikely that you will be able to implement a transport-related innovation / change, we recommend that a transport-related statement is not included for your Q-Sort.

iii. The grid

The grid that is used to help participants sort the statements they are presented with is usually structured as shown below:

The grid shown above may be adapted to reflect the number of statements that are presented to the participants. However, the ‘bell-shaped’ structure (i.e., where there are fewer options at the extremes of the grid compared to the middle) is important. This structure enables participants to make a judgement call (usually through discussion) as to which statements they agree and disagree with the most.

Generally, statements grouped in the categories ranging from -4 to -2 in the example show above are classed as ‘disagree’. The statements placed under -1, 0 and 1 are classed as neutral, and the statements placed under 2, 3 and 4 are classed as ‘agree’. Once more, this is not a strict rule. You may wish to adapt the numbering in your grid to make the Q-Sort easier to conduct with the specific stakeholders you wish to engage.

Note: The section at the bottom right of the image included above, listing the ‘Agree’, ‘Neutral’ and ‘Disagree’ classifications, is used to collate the statement numbers that were assigned to the respective classifications. Remember to label / number the statements you present to participants clearly!

iv. Remote delivery

A remote delivery adaptation of a Q-sort can be relatively easy to implement. A facilitator can run a Q-sort with a small group (up to 4 participants) in a break-out session. A Q-sort grid can be shared on screen and statements (referred to by their numbers) can be collectively assigned to the appropriate places on the grid through discussion. The facilitator can write the relevant statement numbers into the relevant squares of the grid as the participants agree on their position. In such a circumstance, the statements can be sent to participants prior to the session.

1 Further Notes

The Q-Sort approach is part of a larger method known as Q-Methodology. The full method involves collating all scoring grids compiled by all participants. A statistical analysis of the results is then conducted to generate a ‘best-fit’ grid for groups of participants that share certain characteristics. Further, the full method dictates that individual participants produce their own scoring grids.

Given the purpose and timeframes of HAIRE, using only the Q-Sort component of the method can help facilitate group discussions and still generate an understanding of what types of innovations would be most valued in a pilot site. Overall, we hope to build CREATE approaches that are best suited to each pilot site. Each pilot site may choose to use a combination of different participatory tasks in their CREATE activities.

CREATE: New Models of Service Delivery for Older People

(This blog is written in English and French – please scroll to the end for the French language version.)

It’s been a cold and reluctant spring for us all in the HAIRE community: the UK saw the lowest April temperature since 1922. The sun is shining today, however, and we are feeling more hopeful as we get ready for summer and the opening up of our communities. By the end of April, HAIRE partners had compiled the initial Community Report drafts for our pilot areas, which combines information gleaned from Guided Conversations, Action Plans and Neighbourhood Analysis. Our partners are now preparing for our next major challenge: co-creating innovative service delivery in the pilot sites and beyond that respond to the challenges identified in their areas. Some challenges are unique to the pilot sites and some stem from issues that are commonplace in rural Europe.

For the past several weeks, the University of Exeter has been hosting drop-in Teams sessions for all partners to discuss progress and to share participatory methods for innovation and idea generation. We’ve looked at such techniques as mind-mapping and Q-sorting. We’ve discussed key practical considerations, such as tailoring sessions to different audiences and sizes and making sure all the exercises are inclusive. Our colleague Femke Verthé at iDROPS – a Belgian organisation skilled in social innovation development – led sessions on Human Centred Design Thinking, a participatory tool for inspiration, ideation, focusing and prototyping.

Throughout May, partners have been gathering ideas and meeting with their volunteers, stakeholders and communities in unique ways. For example, in East Sussex, the HAIRE enablers have been going on walks with their community, and this act of getting volunteers to talk to the community members really engages them in the idea generation process and makes for powerful, insightful input.

Drawing on their experience of piloting actions locally, the partners, older people, local partners, volunteers and agencies will come together in June in a joint CREATE workshop (Crossborder European Activity Testing Exercise) to share their experiences and support and mentor each other. Partners will organise themselves into Action Learning Sets, cross-border groups that want to work on shared innovations together. Action Learning is one of the methods effective programmes use to help participants apply learning in a support group. This approach encourages partners to make meaning from direct experience and supports genuine cross-border idea exchange.

We are also taking the time during the June CREATE workshops to “get to know each other” more personally. All the Covid restrictions have meant we haven’t been able to travel or meet with our counterparts in different countries. The socialising will have to wait a little longer, but we’ve integrated a creative writing workshop into the sessions, in which we’ll look at poems about ageing in all our languages, listen to each other speak in our native tongues, and write and share our own personal and cultural experiences of ageing. The atmosphere of mutual support, shared experience and cultural learning will provide another layer of depth and understanding in our cross-border exchange as we drive towards positive change for our older people.

Here’s one of our chosen poems.

Long Life, by Elaine Feinstein

Late Summer. Sunshine. The eucalyptus tree.
It is a fortune beyond any deserving
to be still here, with no more than everyday worries,
placidly arranging lines of poetry.

I consider a stick of cinammon
bound in raffia, finches
in the grass, and a stubby bush
which this year mothered a lemon.

These days I speak less of death
than the mysteries of survival. I am
no longer lonely, not yet frail, and
after surgery, recognise each breath

as a miracle. My generation may not be
nimble but, forgive us,
we’d like to hold on, stubbornly
content – even while ageing.

French Translation follows:

Ce fut un printemps frileux pour la communauté HAIRE, le Royaume-Uni ayant connu ses températures les plus basses depuis 1922 pour un mois d’avril. Aujourd’hui cependant, le soleil brille, et l’optimisme est lui aussi au rendez-vous alors que nous nous préparons en vue de l’été et de la réouverture de nos communautés. D’ici la fin du mois d’avril, les partenaires du projet HAIRE auront compilé les versions préliminaires des premiers rapports communautaires de nos sites pilotes, qui cumulent les informations récoltées lors des Conversations Guidées, des Plans d’Actions et des Analyses de Voisinage. Nos partenaires se préparent désormais à affronter notre prochain grand défi : non seulement cocréer une prestation des services innovante au sein de chaque site pilote, mais aussi résoudre les problèmes qu’ils ont distingués dans leur région respective. Certains problèmes sont propres à leur site pilote tandis que d’autres découlent de problèmes répandus en Europe rurale.

Ces dernières semaines, l’Université d’Exeter a animé des séances de discussion ouvertes sur Microsoft Teams, afin que tous les partenaires puissent discuter de l’avancée du projet et partager des méthodes participatives d’innovation et de conception de nouvelles idées. Nous avons testé des techniques comme la carte heuristique ou le Q-sort. Nous avons débattu de sujets clefs d’ordre pratique, par exemple comment adapter les séances à des publics différents et des groupes de tailles différentes, et comment s’assurer que tous les exercices sont inclusifs. Notre collègue Femke Verthé, de la société belge iDROPS – spécialisée dans le développement de l’innovation sociale –, a animé des séances sur le Design Centré sur l’Humain, un outil participatif d’inspiration, d’idéation, de concentration et de prototypage.

Au cours du mois de mai, nos partenaires ont recueilli les idées des uns et des autres et ont rencontré bénévoles, intervenants et communautés par le biais de méthodes uniques. Par exemple, dans le Sussex de l’Est, les Aidants HAIRE font régulièrement des promenades avec les membres de leur communauté. Cette démarche d’échange entre les bénévoles et la communauté les implique réellement dans le processus de conception de nouvelles idées, apportant au projet une contribution percutante et instructive.

Mettant à profit leur expérience pour mener des actions à l’échelle locale, les partenaires, les personnes âgées, les partenaires locaux, les bénévoles et les organismes se réuniront en juin lors d’un atelier CREATE (« Crossborder European Activity Testing Exercise ») commun, afin de partager leurs expériences ainsi que se soutenir et se guider mutuellement. Les partenaires se répartiront dans des « Sets de formation-action », des groupes transnationaux désirant travailler ensemble sur des innovations communes. La formation-action est l’une des méthodes que les programmes efficaces utilisent pour aider les participants à appliquer les notions apprises dans un groupe de soutien. Cette approche encourage les partenaires à trouver du sens dans leurs expériences directes et promeut un véritable échange d’idées à travers les frontières.

Pendant les ateliers CREATE de juin, nous prenons également le temps « d’apprendre à se connaître » de façon plus personnelle. Toutes les restrictions relatives au COVID19 nous ont empêchés de voyager ou de rencontrer nos homologues d’autres pays. Le retour de la vie sociale devra attendre encore un peu, mais nous avons mis en place un atelier de création littéraire parmi les différentes sessions. Cet atelier nous donnera l’occasion de découvrir des poèmes sur le vieillissement dans toutes nos langues, d’écouter les uns et les autres parler dans leur langue maternelle, et d’écrire et de partager notre propre expérience personnelle et culturelle du vieillissement. Cette atmosphère de soutien mutuel, de partage d’expérience et d’apprentissage culturel apportera une nouvelle dimension de profondeur et de compréhension à notre échange transnational, alors que nous avançons vers un changement positif pour nos personnes âgées.

Voici l’un des poèmes que nous avons choisis:

Longue vie, par Elaine Feinstein

 

Fin d’été. Soleil. L’eucalyptus.

C’est une chance que nul ne mérite

d’être encore ici, avec des soucis de tous les jours et rien de plus,

à placidement accorder des vers de poésie.

 

J’examine un bâton de cannelle

enroulé de raphia, des pinsons

sur l’herbe, et le buisson râblé

qui cette année a donné naissance à un citron.

 

Ces temps-ci je parle moins de la mort

que des mystères de la survie. Je ne suis

plus seul, pas encore chétif, et

depuis l’opération, je réalise que chaque souffle

 

Est un miracle. Ma génération n’est peut-être pas

preste mais, pardonnez-nous,

nous voulons tenir bon, obstinément

satisfaits – même en vieillissant.