HAIRE is about “a good old age”: project progress in Laakdal

Thanks to our colleagues in Laakdal for sending us a news article which was published after a large stakeholder event discussing the co-creation and prioritisation of local social innovations. Below is a translation into English of the article by Annelies Frederickx published on Wednesday 20th October, 2021. You can read the original article at source here.

The seniors of Laakdal debate four themes: mobility, leisure, caring for tomorrow and communication — © AF

Laakdal is the first municipality to undertake the European participation project HAIRE.

HAIRE’s pilot site in Laakdal involves a partnership between the local government and Welzijnszorg Kempen, an organisation specialising in the health and wellbeing of the most vulnerable in society, including older people. In Laakdal, 28% of the population is senior, so the municipality is ideally suited to explore the possibilities of co-creation with older people. There is also interest from adjacent areas, Mol and Herselt, in working with HAIRE.

Katrien Serroyen of Welzijnszone Kempen takes an active part in the debate. — © AF

The first part of the started in September 2020 with a neighbourhood analysis (a mapping of resources with residents in the neighbourhood; see this earlier blog post for an overview of what this entailed in Feock, UK, one of our other pilot sites.) Volunteers were then recruited to carry out “Guided Conversations.” Sixteen volunteers set out from the community to interview 71 older people. The respondents were 60, 70, 80 and 90 years old and they lived all over Laakdal. The Guided Conversations contain place- and person-related questions, as well as a section on personal empowerment. The results yielded a long list of more than a hundred action points. In consultation with the municipal council, the project team has filtered four priorities from this: mobility, leisure, care for tomorrow (dementia and early care planning) and communication. The older people surveyed all expressed the wish to rename the HAIRE project ‘A good old age in Laakdal’, as the English acronym did not resonate as strongly.

Sofie Schepers is an expert community-oriented care provider in Laakdal. — © AF

During the kick-off in the local meeting centre, some thirty people over sixty set to work on the four priority themes. In each domain, they identified the most important difficulties and looked for possible solutions. Rosa Wilms took an active part in the debate as she has been involved from the start: “When I read the call in the municipal information sheet, I immediately applied to be a volunteer”, Rosa Wilms reveals. “I was alone and this seemed to be an ideal pastime for me. I like to chat and through the project I was also able to make new contacts. I had a total of ten conversations, four online and six at home. They were all intense but wonderful conversations.”

Rosa Wilms has been involved in every phase of the project. — © AF

“My chats showed that older people in Laakdal struggle with a lack of respect from neighbours, young people and from traffic”, Rosa Wilms adds. “Of course there’s not much a municipal council can do about that; we all have to work on that together. I completely agree with the four chosen themes. Choices must of course be made and it seems realistic to me that the municipal council can achieve things in those four domains. The most important thing for me, however, is that we are being listened to.”

Difficult points to resolve or improve were noted for each theme. — © AF

Sofie Schepers, who leads the project for the municipal government, had good news for the participants. “The municipality is buying a van and it will be available to all older people in Laakdal. It can be used to provide transport to activities in all boroughs and we are also looking at the possibility of, for example, providing transport to the local market. The aim to provide ‘A good old age in Laakdal’ has only just started, but we are well on our way.”

L’impact du projet HAIRE : un portrait de notre site pilote à Feock (Translation)

Below is the French translation of an earlier blog post in English detailing the progress of HAIRE in the parish of Feock, one of our UK pilot sites. Thanks as always to our University of Exeter intern, Valentine Naude.

Cathy Whitmore, responsable administrative dans la paroisse civile de Feock au Royaume-Uni, est une interlocutrice fondamentale pour les différents membres de sa communauté. Durant cette dernière année, elle a passé le plus clair de son temps à répondre aux appels téléphoniques et à mettre en place des mesures d’assistance pour les membres de sa communauté – tout au long des divers confinements ainsi qu’au terme de ceux-ci. Elle a également rassemblé les points de vue de tous les intervenants qui jouent un rôle dans le perfectionnement et le développement de produits et de services visant à améliorer la vie des personnes âgées – et avant tout, les points de vue des personnes âgées elles-mêmes. Le projet HAIRE a donné l’opportunité aux résidents de parler de sujets qui leur tiennent à cœur.

Pendant cette période difficile, le projet a donné de la motivation, de l’énergie, et de l’assurance à tous ceux qui ont fait du bénévolat et travaillé au sein de la communauté, y compris les commerces, les écoles et les groupes religieux. L’esprit communautaire a été mis à rude épreuve tout au long de la pandémie ; dans un précédent article qui traitait de la bonté des bénévoles au plus fort de la crise COVID, nous remarquions que 150 bénévoles se sont portés volontaires pour venir en aide aux autres villageois. Pour cette raison, Feock n’a pas eu la moindre difficulté à recruter des « Aidants HAIRE » – il s’agit des bénévoles qui viennent à la rencontre des personne âgées pour mieux comprendre leurs attentes et leurs besoins. Il y a même eu un surplus de 50% en matière d’Aidants HAIRE recrutés dans la paroisse civile, ce qui a surpassé toutes les attentes.

Une interview récente, réalisée à Feock avec la bénévole Sue Thomas, est parue durant l’évènement en ligne « Virtual Voyage », créé par Interreg 2 Mers – qui finance notre projet – à l’occasion de la Journée de la Coopération Européenne le 21 septembre 2021. Sue a rejoint le projet dans l’intention de venir en aide à la communauté locale. Dans le cadre du processus de préparation des Aidants HAIRE, elle a suivi des séances de formation visant à inculquer aux bénévoles des compétences d’écoute, d’interview, de protection et d’autres encore, qui pourraient bénéficier non seulement aux individus, mais aussi à l’ensemble de la communauté. Alors qu’Interreg mettait en valeur le travail de tous ceux qui se trouvent sur le terrain à travers la zone européenne des 2 Mers, nous avons eu un aperçu des résultats obtenus par les bénévoles de Feock. Vous pouvez accéder à l’interview de Sue sur YouTube ici.

Selon Cathy, le projet a créé un point de ralliement pour les personnalités notables de la communauté – celles qui tissent des liens sociaux et celles qui les influencent. Il s’agit de personnes qui faisaient déjà du bénévolat, en proposant et en dirigeant des activités de groupe, et les membres des conseils, par exemple – toutes des personnes qui ont un intérêt direct dans l’amélioration de la vie de nos séniors. Travailler ensemble sur le thème central du bien vieillir permettra à terme d’ouvrir la voie à des solutions plus solides et interconnectées. La paroisse civile de Feock est constituée de plusieurs communautés, et le projet HAIRE leur a permis de se considérer comme une seule famille de villages réunis dans la paroisse civile de Feock, avec des problèmes et des préoccupations similaires, plutôt que des entités indépendantes sur une échelle d’importance et de statut, afin que plus de personnes puissent bénéficier des initiatives locales.

Le projet HAIRE a inspiré ses nouveaux participants et les a incités à présenter leurs idées et proposer leur aide. Un projet intergénérationnel a été lancé par un artiste local qui a découvert le projet HAIRE en discutant avec l’équipe, et ils sont maintenant en train de planifier un « Festival Memory Shanty ». Les séniors de la communauté feront le récit de leur vie et partageront leur point de vue unique avec des écoliers, qui travailleront avec des musiciens pour composer des chansons de marin basées sur les vies réelles de leur communauté. De manière générale, le projet HAIRE a donné l’opportunité aux gens de faire preuve de créativité et d’originalité – il n’y a « pas de mauvaise idée ». Il y a quelque chose de très puissant à voir les idées des uns et des autres se transformer en action positive.

Les conversations avec les participants ont amélioré notre compréhension des changements qui jalonnent le cours d’une vie, et de leur impact à un niveau multigénérationnel. Le vieillissement nous impacte tous, pas seulement les « personnes âgées ». Le danger d’un monde qui se rétrécit au fur et à mesure que l’on vieillit, nous exposant à la solitude, est largement reconnu. Sachant cela, les individus peuvent commencer plus tôt à planifier leur avenir, avec la participation d’organismes d’assistance.

Tous les sites pilotes visent à améliorer les services qui sont déjà en place et qui jouent un rôle important, ainsi qu’à établir un lien avec eux. A Feock, l’importance et la disponibilité croissantes de la prescription sociale permet aux résidents d’être dirigés vers des activités locales pour une multitude de raisons différentes, par exemple la perte d’un être cher, l’anxiété ou la solitude. Les bénévoles du projet HAIRE sont disponibles pour se mettre en binôme avec des membres de la communauté en fonction de leurs intérêts – par exemple la natation, le jardinage ou la promenade. Les bénévoles les accompagnent en leur tenant la main (métaphoriquement) pour les aider à découvrir ou redécouvrir certaines activités sociales, et ainsi développer confiance et relations. L’équipe a développé une liste « Que se passe-t-il ? » et un « Répertoire des groupes, services, et assistances téléphoniques » pouvant être envoyés aux résidents, qui sont plus tard contactés par téléphone et se voient offrir la possibilité de conseils supplémentaires et d’assistance s’ils en ont besoin à l’avenir. Toutes les activités organisées dans la paroisse civile sont annoncées et révisées de façon régulière dans un format accessible et inclusif.

Les ateliers CREATE qui ont eu lieu pendant la période estivale ont rassemblé tous ces individus dans un espace de tolérance pour qu’ils puissent partager leurs idées, exprimer leurs opinions, et se sentir écoutés et respectés. Le projet HAIRE a pu répondre aux remarques et à la demande en solutions rapides qui pourraient être développées sur le long terme. Il faut noter que le travail de vérification autour de la pertinence des services existants et le travail de création de nouveaux services ne s’arrêteront pas quand l’étude touchera à sa fin. Les communautés impliquées sont en train de développer un type de compétences et d’opportunités qui peuvent réellement changer les choses, et qui pourront évoluer avec leur temps jusqu’à garantir une culture d’écoute et d’apprentissage aussi naturelle que florissante, qui engendrera une action positive et adaptée aux personnes âgées.

Le projet HAIRE fait appel à ses intervenants à intervalles réguliers et de façon différente tout au long du projet, tandis que nous continuons de promouvoir un changement global et durable du système ainsi que d’amorcer et de développer des modèles innovatifs de prestation des services. Dans cette perspective, nous organisons régulièrement des réunions de groupe pour établir une ligne directrice, par exemple la « HAIRE Action Group Meeting » de la paroisse civile de Feock, qui a eu lieu en Septembre 2021.

The impact of HAIRE: A profile from our Cornish pilot site in Feock, UK

Cathy Whitmore, HAIRE’s administrative officer in the Parish of Feock, UK, is a key point of contact for community members. Over the last year, Cathy has spent her time fielding phone calls and organising support for community members throughout the various lockdowns and beyond, and collating points of view from all stakeholders invested in the improvement and development of products and services that aspire to support and enhance the lives of older people – most importantly from older people themselves. HAIRE has offered residents an opportunity to speak up on matters close to their hearts.

The project has provided a sense of purpose, energy, and confidence during a difficult period for those volunteering or working in the community, including businesses, schools and faith groups. The spirit of community has been tested throughout the pandemic; in a previous post discussing the kindness of volunteers at the peak of the covid crisis, 150 volunteers come forward to help their fellow villagers. Because of that, Feock had no difficulties recruiting “HAIRE Enablers” – these are the volunteers who meet with older people to understand their needs and service desires. In fact, there was a 50% over-recruitment of volunteer HAIRE Enablers in the parish, which exceeded all expectations.

A recent interview with volunteer Sue Thomas in Feock featured in our project funder Interreg 2 Seas‘ “Virtual Voyage” online event, which was created for European Cooperation Day on September 21, 2021. Sue joined the project in order to help and support her local community. As part of the HAIRE volunteer preparation process, Sue took part in training sessions designed to provide skills in listening, interviewing, safeguarding and other skills that not only benefit the individual, but the community as a whole. With Interreg showcasing the work of people on the ground all over the 2 Seas area in Europe, we were given a glimpse into Feock volunteers’ achievements. Sue’s interview can be accessed on YouTube here.

Cathy said the project has created a rallying point for key figures in the community – social weavers and influencers. These are people already involved in volunteering, offering and running group activities, and council members, for example – all people who have a vested interested in making the lives of our older people better. To work together on the central theme of healthy ageing will ultimately enable stronger and more linked up solutions. Feock Parish is made up of several communities, and HAIRE has enabled them to envisage themselves as a family of villages within Feock Parish, with similar issues and concerns, rather than separate entities on a scale of importance and status, so that more people can benefit from local initiatives.

HAIRE has given inspiration and motivated fresh personnel to come forward with ideas and offers of support. An intergenerational project has been initiated by a local artist who discovered HAIRE through conversations with the team and they are now putting together plans for a “Memory Shanty Festival.” Older people in the community will share their life stories and unique points of view with schoolchildren, who will work with musicians to produce sea shanties based on real lives in their community. In general, HAIRE has provided people with an opportunity to be creative and innovative – there is “no such thing as a wrong idea”. There is something very powerful in seeing one’s ideas turn into positive action.

The conversations with participants have provided a better understanding of life changes and their impact on a multi-generational level. Ageing impacts us all, not just “older adults”. There is widespread recognition of the danger of a shrinking life world as we age, which puts us at risk of loneliness. Knowing this, it means individuals can start to plan for the future earlier, with the involvement of supporting organisations.

All pilot sites aim to improve the services already in place that have value and link in to them. In Feock, social prescribing’s growing importance and availability means that residents can be signposted to local activities for a range of different reasons, including bereavement, anxiety or loneliness. HAIRE’s volunteers are available “buddy up” with community members depending on their interest – such as swimming, gardening or walking.

The volunteers provide a guiding ‘hand-hold’ to help people discover or return to social activities, developing trust and relationships. The team has created a ‘What’s On’ list and ‘Directory of Groups, Service, and Helplines’ which can be sent to residents, who are later contacted by telephone and given the offer for further advice and support if required in the future. All the activities in the parish are advertised and reviewed on a regular basis in an accessible and inclusive format. They even advertise opportunities in a community phone box.

The CREATE workshops held throughout the summer months brought people together in a safe place to share ideas, voice opinions and feel listened to and respected. HAIRE has been able to respond to comments and requests to make quick wins in the short term with opportunities to grow in the long term.

We are all thankful for the work of the amazing volunteers involved in this project. During June’s National Volunteer Month, service users were asked for any comments they would like to pass on to Feock’s volunteers as well as posting on Facebook pages for anyone who would like to thank a member of the community for their support. A beautiful “thank you tree” was put together by a talented resident and used as a backdrop to the CREATE workshop sessions.

Importantly, the work to look at the relevance of services and the creation of new ones won’t just “stop” when the research comes to an end. The communities involved are developing the sorts of skills and opportunities that can really make a difference and can evolve with the times to ensure an organic, thriving culture of listening and learning for positive, age-friendly action with the voices of residents at the fore.

The HAIRE project involves its stakeholders at regular intervals and in different ways throughout the project as we continue to pursue widespread, sustainable system change and to initiate and support innovative models of service delivery. One element of this is to hold regular steering group meetings, such as the Parish of Feock’s HAIRE Action Group Meeting. This took place in September 2021.

CREATE Juin 2021 – Réflexion (French translation)

Our French intern, Valentine, has again translated this month’s blog for us into French.  It is a research reflection by Shuks Esmene, our postdoctoral research fellow. To read the original English language version, click here.

A l’occasion des ateliers CREATE, les partenaires du projet HAIRE se sont rassemblés pour discuter de leurs premières idées d’innovations destinées à améliorer le bien-être des séniors dans les sites pilotes. Les outils de recherche utilisés dans le cadre du projet représentent un aspect essentiel de l’apprentissage HAIRE. En particulier, les expériences et les idées de tous les partenaires, y compris des bénévoles et des participants, sont aussi importantes que ces outils le sont pour identifier des actions axées sur la personne et adaptées au milieu qui soient pertinentes à échelle locale.

Notre atelier de poésie a montré que les partenaires de prestation et les équipes de recherche du projet HAIRE sont parvenus à élaborer un environnement favorable à la discussion – même en ces temps troublés ! Les souvenirs de ces personnes âgées avec qui nous avons des liens privilégiés, par exemple des parents, des grands-parents, d’autres membres de la famille et des amis, ont inspiré une séance riche en émotions. Un de nos partenaires a fait remarquer :

« Ce ne sont pas des larmes de tristesse ! »

La remarque ci-dessus concernait un grand-parent défunt et résume la façon dont nos liens avec les personnes qui comptent pour nous s’étendent au-delà de leur présence physique auprès de nous. Bien qu’elles ne fussent qu’une parenthèse parmi les autres activités du projet, les réflexions que nous tirons de telles expériences peuvent aider HAIRE à amorcer des conversations relatives à l’intégration des soins dans nos communautés. Des soins plus approfondis. Des soins qui surpassent les besoins fonctionnels des individus. Ces besoins sont extrêmement importants, bien sûr. Cependant, le bien-être ne se limite pas à la somme des besoins fonctionnels d’un individu.

Les Conversations Guidées du projet HAIRE ont révélé que les activités et les passions qui importent aux participants (marcher, tricoter, lire et se rendre à des marchés locaux, entre autres) leur ont apporté de la joie et, malheureusement, de la tristesse lorsqu’ils n’ont pu s’y adonner pendant la pandémie. Ces conclusions ne sont en aucune façon propres au projet HAIRE, mais elles lui offrent plusieurs possibilités. Le réseau HAIRE, constitué de personnes soudées et attentionnées, va nous permettre de réfléchir différemment à notre façon de procéder face à ces conclusions. Certes, il est important de faire une liste des activités et des passions présentes dans une région, et de s’assurer que ces activités sont proposées à ses habitants, mais il faudrait aussi offrir l’opportunité aux séniors de développer de nouveaux centres d’intérêts et de nouvelles passions – ce serait une façon d’ajouter de la capacité à un lieu donné. La variété des activités et les activités extracurriculaires sont considérées comme une partie fondamentale du développement de l’enfant (1).

Je pense souvent à cette façon que nous avons d’essayer de trouver et de doser un assortiment d’activités spécifiques dont la population adulte puisse bénéficier – plutôt que de nous appliquer à mieux comprendre les modalités du bien-être de chaque individu. Comme nous l’avons dit durant nos discussions sur l’innovation au deuxième jour des ateliers CREATE, cela peut faire la différence d’« être prêt à commencer modestement » afin de produire des innovations qui restent ouvertes aux contributions des habitants – particulièrement si les opinions et points de vue reçoivent une réponse et ne sont pas perdus au fil des démarches administratives. A ce titre, les solutions numériques contribuent largement à améliorer la sensibilisation, mais c’était aussi encourageant de voir des idées se développer lors des ateliers autour des activités en face à face et de la notion d’« aller vers les gens ».

Dans leurs réponses aux Conversations Guidées, les participants ont communiqué l’importance qu’ils attachent aux interactions en face à face et aux évènements de rassemblement convivial. De plus, même si nous l’avons appris par le biais d’anecdotes, nous ne pouvons oublier que les commerçants et les docteurs étaient bien plus profondément intégrés dans les quartiers ruraux par le passé. Les services avaient plus souvent lieu en face à face, et ces expériences doivent être prises en compte lorsque l’on réunit des personnes âgées.

Par ailleurs, des préoccupations primordiales vis-à-vis du profil des participants recrutés jusqu’ici ont été soulevées lors des ateliers CREATE. On considère souvent qu’une méthode de communication qui attire et inclus les groupes vulnérables et marginalisés représente un défi (2). Les communautés inclusives doivent s’assurer que tout le monde sent qu’il ou elle fait partie du lieu dans lequel il ou elle vit, et que l’opportunité d’exprimer ses opinions leur soit donnée de façon à ce que tout le monde puisse contribuer à façonner l’avenir du lieu en question. Parvenir à une compréhension plus inclusive du bien-être représentera un défi important pour le projet HAIRE, et la démarche consistant à « être prêt à commencer modestement » pourra nous être bénéfique dans cette mesure également. La recherche a parfois tendance à se focaliser sur des chiffres et des objectifs à accomplir, tous les deux générés par des groupes larges et soi-disant représentatifs. Toutefois, si nous nous posons des questions essentielles sur les points de vue variés que nous avons recueillis pendant les Conversations Guidées, nous pouvons commencer modestement. Des questions telles que : comment se fait-il que quelqu’un qui s’est occupé des autres, et qui a travaillé dur dans un secteur qui n’est pas généreux économiquement, peut se retrouver dans une position financière précaire plus tard dans sa vie ?, et, que pouvons-nous faire pour impliquer quelqu’un à échelle locale quand cette personne n’a pas pu développer et/ou approfondir des centres d’intérêt à cause d’une enfance ou d’un début de vie d’adulte mouvementés ?

Enfin, la question qui selon moi ressort le plus de nos séances CREATE est :

« Pourquoi sommes-nous, en tant que société, si mauvais à cela ? »

La réponse se trouve peut-être dans une nouvelle conception des soins, une conception selon laquelle les soins seraient reçus et donnés par des individus dans leurs communautés, et ne seraient pas simplement un service dédié à répondre aux besoins fonctionnels des personnes âgées. Fait encourageant, nous avons parfois accompli cela au sein de projet HAIRE – que ce soit entre les chercheurs et les équipes de prestation, entre les équipes de prestation et les bénévoles, et/ou entre les bénévoles et les participants. Notre prochain défi sera de trouver des façons d’impliquer les donneurs de soins dans le projet, sur tous les sites pilotes, plus étroitement encore. J’ai hâte d’affronter ce défi.

Footnotes

1. Metsäpelto, R., & Pulkkinen, L. (2012). Socioemotional Behavior and School Achievement in Relation to Extracurricular Activity Participation in Middle Childhood. Scandinavian Journal Of Educational Research, 56(2), 167-182. doi: 10.1080/00313831.2011.581681

2. Meyer, C., Evans, D., Soucat, A., Dkhimi, F., Akweongo, P., & Kessy, F. et al. (2018). Leaving no one behind? Reaching the informal sector, poor people and marginalised groups with Social Health Protection. Journal Of Poverty And Social Justice. doi: 10.1332/175982718x1536143686739

CREATE Research Reflection: Caring

This month’s blog post is a research reflection penned by Shuks Esmene, our doctoral research fellow.

HAIRE’s CREATE workshops (held June 2021) brought together the partnership to discuss our initial ideas for innovations to improve the wellbeing of local older adults in our pilot sites. The research tools being used in HAIRE are a key part of the
project’s learning. Notably, the experiences and ideas of all project partners,
including volunteers and participants, are as important as these tools in
identifying person-centred and place-based actions that are locally relevant.

Our poetry workshop demonstrated that HAIRE’s delivery partners and
research teams have been able to build a comfortable environment for
discussion – even in these challenging times! Memories of older adults that we
hold special connections to, including parents, grandparents, other family
members and friends, filled the session with emotion. One of our partners
simply remarked, “These are not sad tears!”

Some of the poetry about ageing shared at our CREATE session

The remark above related to a late grandparent and sums up how connections to
people that we value go beyond being in their physical presence. Although a
small moment in HAIRE’s activities, reflections from such experiences can help
HAIRE start conversations around embedding care into communities. A deeper
care. Care that surpasses the functional needs of people. These needs are, of
course, extremely important. However, wellbeing is much more than the sum of
someone’s functional needs.

HAIRE’s Guided Conversations showed how valued activities and passions (walking, knitting, reading and going to local markets, to name a few) provided participants with joy and, unfortunately, sadness due to missing these activities and passions during the pandemic. These findings are in no way unique to HAIRE, but they do present the project with opportunities. The close-knit, caring network of people that HAIRE has engaged can help us to think differently about how we can act on these findings. A record of valued activities and passions in an area, and trying to ensure these activities are offered to locals is important, but opportunities to develop new interests and passions can be seen as a way of adding capacity to a place. Variety and extracurricular activities are regarded as a fundamental part of development in children (1).

I often reflect on why we try to find and measure a set of specific activities that show
benefit when adults are considered – rather than addressing how we can best
understand wellbeing priorities at an individual level. As stated during our
discussions about innovation on the second day of our CREATE workshops,
“…being willing to start small” to achieve innovations that stay open to input
from locals can make a difference – particularly if voices and perspectives are
responded to and not lost in bureaucratic processes. As such, digital solutions
are important in improving outreach, but it was encouraging to see ideas
develop around face-to-face activities and “going to people”.

A French Guided Conversation in action

Face-to-face interactions and events that bring people together were certainly
valued in responses to HAIRE’s Guided Conversations. Additionally, even if
revealed through anecdotes, we cannot overlook how local shop owners and
doctors used to be more deeply embedded in rural neighbourhoods. Services
were more face-to-face and such experiences need to be considered when
bringing older adults together.

Importantly, concerns around the participant profiles engaged by HAIRE so far
were raised at CREATE. Outreach that engages and is inclusive of vulnerable and marginalised groups is often referred to as challenging (2). Inclusive
communities ensure that everyone can feel part of where they live and, through
being able to voice and discuss their opinions, individuals can contribute to
shaping the future of a place. How we achieve more inclusive understandings of
wellbeing will be an important challenge for HAIRE and “…being willing to
start small” can benefit the project here too. Research can tend to focus on
numbers and achieving outcomes that are generated by large, so-called
representative groups. However, if we ask critical questions of the differing
perspectives that we have been able to gather through HAIRE’s Guided
Conversation, we can start small. Questions such as: why can someone that has
cared for others and worked hard in a sector that is not economically
generous end up in a financially precarious position in later life?, and, what
can we do to involve someone locally that has not been able to develop and/or
pursue interests due to a turbulent childhood and early adult life?

Finally, the question that stands out for me the most from our CREATE sessions
was: “Why, as a society, are we so rubbish at this?” The answer may lie in re-thinking care, where care is received and given by individuals in communities and not simply a service that aims to meet the functional needs of older adults. Encouragingly, we have examples in HAIRE where this has been achieved – whether it be between the researchers and delivery teams, between the delivery teams and the volunteers and/or between the volunteers and participants. Our next challenge is to find ways to engage the caring people on the project, across all sites, more closely. I look forward to
working on that challenge.

Footnotes

1. Metsäpelto, R., & Pulkkinen, L. (2012). Socioemotional Behavior and School Achievement in Relation to Extracurricular Activity Participation in Middle Childhood. Scandinavian Journal
 Of Educational Research, 56(2), 167-182. doi: 10.1080/00313831.2011.581681

2. Meyer, C., Evans, D., Soucat, A., Dkhimi, F., Akweongo, P., & Kessy, F. et al. (2018). Leaving no one behind? Reaching the informal sector, poor people and marginalised groups with
 Social Health Protection. Journal Of Poverty And Social Justice. doi: 10.1332/175982718x1536143686739

Shukru Esmene, s.esmene@exeter.ac.uk, University of Exeter

CREATE: New Models of Service Delivery for Older People

(This blog is written in English and French – please scroll to the end for the French language version.)

It’s been a cold and reluctant spring for us all in the HAIRE community: the UK saw the lowest April temperature since 1922. The sun is shining today, however, and we are feeling more hopeful as we get ready for summer and the opening up of our communities. By the end of April, HAIRE partners had compiled the initial Community Report drafts for our pilot areas, which combines information gleaned from Guided Conversations, Action Plans and Neighbourhood Analysis. Our partners are now preparing for our next major challenge: co-creating innovative service delivery in the pilot sites and beyond that respond to the challenges identified in their areas. Some challenges are unique to the pilot sites and some stem from issues that are commonplace in rural Europe.

For the past several weeks, the University of Exeter has been hosting drop-in Teams sessions for all partners to discuss progress and to share participatory methods for innovation and idea generation. We’ve looked at such techniques as mind-mapping and Q-sorting. We’ve discussed key practical considerations, such as tailoring sessions to different audiences and sizes and making sure all the exercises are inclusive. Our colleague Femke Verthé at iDROPS – a Belgian organisation skilled in social innovation development – led sessions on Human Centred Design Thinking, a participatory tool for inspiration, ideation, focusing and prototyping.

Throughout May, partners have been gathering ideas and meeting with their volunteers, stakeholders and communities in unique ways. For example, in East Sussex, the HAIRE enablers have been going on walks with their community, and this act of getting volunteers to talk to the community members really engages them in the idea generation process and makes for powerful, insightful input.

Drawing on their experience of piloting actions locally, the partners, older people, local partners, volunteers and agencies will come together in June in a joint CREATE workshop (Crossborder European Activity Testing Exercise) to share their experiences and support and mentor each other. Partners will organise themselves into Action Learning Sets, cross-border groups that want to work on shared innovations together. Action Learning is one of the methods effective programmes use to help participants apply learning in a support group. This approach encourages partners to make meaning from direct experience and supports genuine cross-border idea exchange.

We are also taking the time during the June CREATE workshops to “get to know each other” more personally. All the Covid restrictions have meant we haven’t been able to travel or meet with our counterparts in different countries. The socialising will have to wait a little longer, but we’ve integrated a creative writing workshop into the sessions, in which we’ll look at poems about ageing in all our languages, listen to each other speak in our native tongues, and write and share our own personal and cultural experiences of ageing. The atmosphere of mutual support, shared experience and cultural learning will provide another layer of depth and understanding in our cross-border exchange as we drive towards positive change for our older people.

Here’s one of our chosen poems.

Long Life, by Elaine Feinstein

Late Summer. Sunshine. The eucalyptus tree.
It is a fortune beyond any deserving
to be still here, with no more than everyday worries,
placidly arranging lines of poetry.

I consider a stick of cinammon
bound in raffia, finches
in the grass, and a stubby bush
which this year mothered a lemon.

These days I speak less of death
than the mysteries of survival. I am
no longer lonely, not yet frail, and
after surgery, recognise each breath

as a miracle. My generation may not be
nimble but, forgive us,
we’d like to hold on, stubbornly
content – even while ageing.

French Translation follows:

Ce fut un printemps frileux pour la communauté HAIRE, le Royaume-Uni ayant connu ses températures les plus basses depuis 1922 pour un mois d’avril. Aujourd’hui cependant, le soleil brille, et l’optimisme est lui aussi au rendez-vous alors que nous nous préparons en vue de l’été et de la réouverture de nos communautés. D’ici la fin du mois d’avril, les partenaires du projet HAIRE auront compilé les versions préliminaires des premiers rapports communautaires de nos sites pilotes, qui cumulent les informations récoltées lors des Conversations Guidées, des Plans d’Actions et des Analyses de Voisinage. Nos partenaires se préparent désormais à affronter notre prochain grand défi : non seulement cocréer une prestation des services innovante au sein de chaque site pilote, mais aussi résoudre les problèmes qu’ils ont distingués dans leur région respective. Certains problèmes sont propres à leur site pilote tandis que d’autres découlent de problèmes répandus en Europe rurale.

Ces dernières semaines, l’Université d’Exeter a animé des séances de discussion ouvertes sur Microsoft Teams, afin que tous les partenaires puissent discuter de l’avancée du projet et partager des méthodes participatives d’innovation et de conception de nouvelles idées. Nous avons testé des techniques comme la carte heuristique ou le Q-sort. Nous avons débattu de sujets clefs d’ordre pratique, par exemple comment adapter les séances à des publics différents et des groupes de tailles différentes, et comment s’assurer que tous les exercices sont inclusifs. Notre collègue Femke Verthé, de la société belge iDROPS – spécialisée dans le développement de l’innovation sociale –, a animé des séances sur le Design Centré sur l’Humain, un outil participatif d’inspiration, d’idéation, de concentration et de prototypage.

Au cours du mois de mai, nos partenaires ont recueilli les idées des uns et des autres et ont rencontré bénévoles, intervenants et communautés par le biais de méthodes uniques. Par exemple, dans le Sussex de l’Est, les Aidants HAIRE font régulièrement des promenades avec les membres de leur communauté. Cette démarche d’échange entre les bénévoles et la communauté les implique réellement dans le processus de conception de nouvelles idées, apportant au projet une contribution percutante et instructive.

Mettant à profit leur expérience pour mener des actions à l’échelle locale, les partenaires, les personnes âgées, les partenaires locaux, les bénévoles et les organismes se réuniront en juin lors d’un atelier CREATE (« Crossborder European Activity Testing Exercise ») commun, afin de partager leurs expériences ainsi que se soutenir et se guider mutuellement. Les partenaires se répartiront dans des « Sets de formation-action », des groupes transnationaux désirant travailler ensemble sur des innovations communes. La formation-action est l’une des méthodes que les programmes efficaces utilisent pour aider les participants à appliquer les notions apprises dans un groupe de soutien. Cette approche encourage les partenaires à trouver du sens dans leurs expériences directes et promeut un véritable échange d’idées à travers les frontières.

Pendant les ateliers CREATE de juin, nous prenons également le temps « d’apprendre à se connaître » de façon plus personnelle. Toutes les restrictions relatives au COVID19 nous ont empêchés de voyager ou de rencontrer nos homologues d’autres pays. Le retour de la vie sociale devra attendre encore un peu, mais nous avons mis en place un atelier de création littéraire parmi les différentes sessions. Cet atelier nous donnera l’occasion de découvrir des poèmes sur le vieillissement dans toutes nos langues, d’écouter les uns et les autres parler dans leur langue maternelle, et d’écrire et de partager notre propre expérience personnelle et culturelle du vieillissement. Cette atmosphère de soutien mutuel, de partage d’expérience et d’apprentissage culturel apportera une nouvelle dimension de profondeur et de compréhension à notre échange transnational, alors que nous avançons vers un changement positif pour nos personnes âgées.

Voici l’un des poèmes que nous avons choisis:

Longue vie, par Elaine Feinstein

 

Fin d’été. Soleil. L’eucalyptus.

C’est une chance que nul ne mérite

d’être encore ici, avec des soucis de tous les jours et rien de plus,

à placidement accorder des vers de poésie.

 

J’examine un bâton de cannelle

enroulé de raphia, des pinsons

sur l’herbe, et le buisson râblé

qui cette année a donné naissance à un citron.

 

Ces temps-ci je parle moins de la mort

que des mystères de la survie. Je ne suis

plus seul, pas encore chétif, et

depuis l’opération, je réalise que chaque souffle

 

Est un miracle. Ma génération n’est peut-être pas

preste mais, pardonnez-nous,

nous voulons tenir bon, obstinément

satisfaits – même en vieillissant.

 

Un an plus tard : Qu’avons-nous accompli ?

The HAIRE team at Exeter is pleased to have an MA Translation Studies intern, Valentine Naude, on board for a few months. This is the first of our dual language blogs. Welcome, Valentine!

Il y a un an de cela, le 10 février 2020, une toute nouvelle équipe s’est réunie autour d’un repas dans un petit bistrot de Lille pour célébrer le lancement du projet HAIRE, « bien vieillir grâce à l’innovation en Europe rurale » [en anglais « Healthy Aging through Innovation in Rural Europe »]. Voilà qui semble presque décadent, désormais : personne n’aurait pu prédire l’année qui suivrait et les difficultés que nous rencontrerions tous dans les affres d’une pandémie mondiale.

Le Covid-19 a beaucoup affecté notre groupe cible, exacerbant les problèmes que le projet HAIRE était précisément destiné à résoudre. Non seulement l’accès aux soins (santé et bien-être) est devenu plus difficile, mais notre groupe cible, déjà vulnérable, a encore plus souffert de la solitude et de l’isolation dans bien des cas. Les entretiens en face à face (les « Conversations Guidées » du projet HAIRE) n’ont pas pu se dérouler comme prévu. Alors que toute l’Europe s’est confinée, il a fallu trouver en toute urgence des solutions alternatives pour communiquer avec les personnes âgées.

Le premier défi a été de mettre en place une plateforme d’interprétation simultanée à distance, afin de faciliter la communication virtuelle avec nos partenaires européens. Grâce à nos efforts communs, nous avons pu adapter les Conversations Guidées – l’outil qui nous permet d’identifier les besoins et les désirs des personnes âgées – pour qu’elles soient menées en ligne ou par téléphone, selon les préférences du participant et du bénévole. Elles ont aussi et surtout évolué en fonction de la situation propre à chaque localité. Adaptée au milieu et axée sur la personne, l’approche adoptée par le projet HAIRE a été (et continue d’être) modulée avec soin à chaque étape d’adaptation de la « boîte à outils », depuis la planification du contenu jusqu’à son exécution. Une des caractéristiques de la boîte à outils consiste à utiliser une image propre à la localité du participant, de façon à l’aider à formuler ses besoins et ses désirs vis-à-vis d’espaces autant intérieurs qu’extérieurs. Tous les partenaires du projet ont contribué à ce travail de cocréation et ont été amenés à mieux connaître les localités de chacun.

Rien ne témoigne plus de leur engagement que l’implication indéfectible dont ils ont tous fait preuve au cours de l’année 2020 en dépit des restrictions relatives au Covid-19 dans leurs pays respectifs. A l’occasion d’un « Festival Bien Vieillir » [en anglais « Ageing Well Festival »], le conseil général du Sussex de l’Est et Rother Voluntary Action [organisme bénévole de la même région] ont animé de multiples dialogues communautaires en ligne pour le projet HAIRE, auxquels d’autres partenaires ont également assisté.

Tous nos partenaires n’ont cessé de donner d’eux-mêmes, et ce malgré la nécessité d’adapter leur approche aux autres actions entreprises par le projet HAIRE et aux collectes de données, par exemple « l’Analyse du Quartier » et les rapports des collectivités. (Ces composants de la boîte à outils permettent de mesurer et d’identifier le réseau social et les connexions de chaque individu, ainsi que de déterminer les opportunités – par exemple les activités ou les services – auxquelles les participants ont accès dans chaque communauté.) Là encore, les partenaires se sont entraidés pour trouver des solutions alternatives et résoudre mutuellement les problèmes intervenus dans la collecte des données.

Lors de notre dernière réunion entre partenaires, nous avons demandé à chacun de décrire le travail réalisé par le projet HAIRE en un mot, par le biais de l’application web Slido. La bulle de mots a peu à peu pris forme et trois mots se sont démarqués : Autonomiser [en anglais « empowering »] Communauté Ensemble. A la lumière de cela, on ne s’étonnera pas de voir que nous avons dépassé notre objectif de recrutement d’Aidants en dépit des confinements et d’un contact présentiel limité avec les personnes âgées. Les Aidants sont les bénévoles et les professionnels de la santé qui ont été formés pour utiliser la boite à outils du projet HAIRE et diriger des entretiens avec les personnes âgées. Au départ, notre objectif de recrutement était de 80 Aidants ; nous en avons maintenant 147, dont 115 qui ont reçu leur formation. Bien que nous ayons été retardés, nous sommes en voie d’atteindre un total de 600 participants aux Conversations Guidées : nous avons recruté 282 participants parmi lesquels 126 ont déjà commencé leurs conversations.

Dans sa conception, le projet HAIRE prend en compte ses futurs utilisateurs ainsi que le souci de la durabilité. Nos partenaires sont déjà en train de présenter le projet à de potentiels futurs utilisateurs de la boite à outils. Au Royaume-Uni, Devon Mind [association caritative axée sur la santé mentale] a présenté le projet HAIRE et son équipe à CoLab Exeter, un centre de cotravail intersectoriel et pluri-institutions sous le toit duquel environ 35 différents projets et services travaillent ensemble. Des échanges ont également eu lieu entre le conseil général du Sussex, Rother Voluntary Action et le conseil d’arrondissement de Hastings. D’un bout à l’autre de la région des 2Mers, nos partenaires sont en conversation avec les services sociaux des autorités locales ; en Belgique, des échanges ont eu lieu avec la Province d’Anvers et LiCalab (« Living and Care Lab »). En France, l’Université d’Artois a mis en place un partenariat – baptisé le « Cluster Senior » – entre plus de 30 organismes de la région; nos partenaires français se sont aussi associés au projet Interreg TICC, dirigé par Buurtzorg. Dans tous les pays, les sites pilotes maintiennent un contact régulier avec leur partenaire observateur. Au total, plus de 350 groupes locaux, groupes de bénévoles et une grande variété d’organismes ont contribué au partenariat HAIRE.

La transférabilité du projet HAIRE n’est pas seulement géographique, mais franchit aussi les frontières de multiples secteurs jusqu’à toucher des cibles inattendues. En effet, nous estimons que notre approche axée sur la personne pourrait être appliquée de manière plus large, par exemple pour résoudre le problème des sans-abris ou de l’addiction à la drogue. Pour de nombreuses communautés, il se pourrait que l’année 2021 et les suivantes représentent un chemin parsemé d’embuches. Nous ne doutons pas que le projet HAIRE relèvera le défi, et, loin de se contenter de cela, qu’il remettra à ces communautés les solutions et les outils qui leur permettront de s’épanouir au-delà de la pandémie.

One Year On: What Have We Achieved?

A year ago on 10th February, 2020, the fledgling HAIRE team sat down to eat together in a little bistro in Lille to celebrate the launch of the project, Healthy Ageing through Innovation in Rural Europe. It almost seems decadent in retrospect. No-one could have predicted the year that was to follow and the difficulties the world would face in the throes of a global pandemic.

Covid-19 struck at the heart of our target group, exacerbating the very problems HAIRE had been designed to address. Not only was access to health and wellbeing services made more difficult, our already vulnerable target suffered increased loneliness and isolation in many cases. Face to face interviews (HAIRE’s Guided Conversations) could not go ahead as originally planned. As Europe-wide lockdowns took hold, alternative methods to talk to older people had to be found, and fast.

Our first challenge was to secure a remote simultaneous interpretation platform so that we could easily talk to all of our European partners online. Thanks to everyone working together to find solutions, the Guided Conversations – the technique used to establish older people’s needs and desires – were adapted to take place virtually or by telephone according to participant and volunteer comfort. Crucially, they evolved with the unique situation in every locality. HAIRE’s place-based, person-centred approach was (and continues to be) carefully managed at every step of the toolkit adaptation, from content planning to execution. One of the features of the toolkit is the use of a site-specific image to help participants articulate their needs and desires in relation to both interior and exterior spaces. This co-design work involved all partners and brought about a deeper understanding of each others’ localities.

It is a testament to their commitment that throughout 2020 each partner continued to be fully engaged in the project despite Covid-19 obligations in their country. East Sussex County Council and Rother Voluntary Action hosted several online HAIRE-branded community talks for an Ageing Well festival, which other partners attended as well.

The level of every partner’s commitment has not waned even though each partner has had to flex their approach to other HAIRE activities and information gathering, such as the Neighbourhood Analysis and community reports. (These elements of the toolkit establish the extent and nature of individual social networks and connections, and what opportunities, such as activities and services, are available to participants in each community.) There too, partners have helped each other find workarounds and helped problem solve for each other in order to gather the data.

In our most recent partnership meeting, we used Sli.Do to ask partners for one word that describes the work of HAIRE. As the word bubble took shape, three words stood out: Empowering Community Together. So it is perhaps not surprising that, despite Covid-19 lockdowns and limited face to face contact with older people, we have overachieved on Enabler recruitment. Enablers are the volunteers and health professionals who are trained to use the HAIRE toolkit and conduct interviews with older people. We had an original recruitment target of 80 Enablers – and we now have 147, with 115 of them trained so far. And despite delays, we are on track to achieve 600 participants for the Guided Conversations: we have 282 recruited participants, with 126 having already started their conversations.

HAIRE is being designed with future users and sustainability in mind. Partners are already presenting the project to potential future users of the toolkit. In the UK, Devon Mind has introduced HAIRE and the team to CoLab Exeter, a cross-sector, multi-agency co-working hub that is home to some 35 different projects and services that work collaboratively. Other conversations have taken place between Sussex County Council, Rother Voluntary Action and Hastings Borough Council.

Across the 2Seas region, our partners have been talking to local governments’ social services departments; in Belgium, conversations have taken place with the Province of Antwerp and LiCalab (Living and Care Lab). In France, the University of Artois has developed a partnership with 30+ organisations in their area, called ‘Cluster Senior’; our French partners have also connected with the Interreg Project TICC, led by Buurtzorg. Pilot sites in all countries have been in regular contact with their Observer Partners. In total, the HAIRE partnership has engaged over 350 local groups, voluntary groups and a variety of organisations.

The transferability of HAIRE is not just geographic but also crosses sector boundaries to unexpected targets: we are seeing opportunities for its person-centred approach to be applied widely, e.g. tackling homelessness and drug addiction. 2021 and beyond may be a tough road for many communities. We are confident that HAIRE will not only rise to the challenge, but will also offer solutions and tools for communities to thrive beyond this pandemic.

 

What is Social Network Analysis?

The post this month comes from Sebastian Stevens and Rebecca Baines from the University of Plymouth, who have developed the Social Network Analysis component of the HAIRE toolkit.

What is a social network?

The term ‘social network’ is often used to describe online and offline connections between people. For this project, we use the term social network to mean the connections people have with one another in their local community. This could be people you enjoy spending time with, call upon for help and support, or share hobbies with.

What is social network analysis (SNA)?

Social network analysis (SNA) is a method often used in social research to measure, understand and visualise connections between people and organisations. It has many applications including mapping friendships, exploring health advice seeking behaviours and tracing contact patterns during disease outbreaks such as COVID-19.

Why are we interested in social networks?

There is increasing evidence to suggest that the size and make-up of a person’s network plays a vital role in their health and well-being. For example:

“Existing research has demonstrated the significance of social networks in relation to physical and emotional wellbeing” (Heenan: 2011)

However, creating and sustaining these networks in a rural and ageing environment can be particularly difficult:

“Aging adults living in rural communities have less access to and lower utilization of health care services; they rely heavily on available peer and family networks. Although social networks have been linked to positive mental and physical health outcomes, there is a lack of understanding about social networks in rural-dwellings” (Gannon et al: 2016)

Working together to map people’s networks, identifying potential gaps and finding ways to build new connections can therefore be incredibly important in supporting peoples health and wellbeing in a rural setting.

What role does SNA play within the HAIRE toolkit?

As part of the HAIRE toolkit, we have developed a SNA ‘tool’ in collaboration with community members and project partners that will:

  • Empower individual community members to review, reflect and discuss their own social networks and consider ways of growing and/or strengthening their connections with other people
  • Allows community organisations to understand how connected people feel to one another
  • Explore how social networks may differ between settings, countries and cultures.

Combined with the neighbourhood analysis and guided conversation tools, the social network tool will help provide a holistic understanding of an individual’s social connections, loneliness and isolation.

How will we capture the social networks of community members and what will we do with this information?

We will capture peoples networks through a series of short questions. These questions will be asked by a HAIRE enabler during each guided conversation with community members. Responses to these questions may then be used to inform the action plan that is created in partnership between the HAIRE enabler and community member.

In time, community members will be able to see a visualisation of their social network. This visualisation may help individuals to identify and reflect on the strength, gaps and opportunities within their social network.

We look forward to sharing insights about social networks in rural communities across Europe with you all very soon!

Seb and Rebecca work on the HAIRE project in collaboration with project partners and pilot sites. Led by Dr Arunangsu Chatterjee, Associate Professor of Digital Health & Education and Head of Digital Education at the University of Plymouth, Seb and Rebecca are providing academic support to the HAIRE project to help explore and understand the impact of social networks on health and wellbeing. To find out more about their research or The Centre for Health Technology, please click here.  

Kindness and Coronavirus: Building Relationships using HAIRE

This article was first published on the University of Exeter’s Research and Innovation blog on 20th October, 2020. 

HAIRE (Healthy Aging through Innovation in Rural Europe) is an Interreg 2Seas funded project, which commenced on 1st Jan 2020.  The project is a partnership of 14 Local Authorities, academic institutions and voluntary and community service organisations. Partners are located in the United Kingdom (UK), France, Belgium and the Netherlands, and the University of Exeter’s Social Innovation Group (SIG), based at its Penryn Campus, UK, is the project’s lead partner. Overall, the HAIRE partnership is collaborating, co-designing and testing a person-centred, place-based toolkit, recruiting volunteers to join service providers in supporting people over 60 in rural and often isolated communities.

Before Covid-19 hit, there were already global concerns about rising levels of loneliness, particularly among older people, which is what HAIRE was designed to tackle. With increased levels of isolation, fear, local lockdowns and a second wave of the virus well underway in Europe, HAIRE’s plan to harness the power of volunteers and community kindness has become more relevant than ever. The project is all about building connections and relationships so that communities are empowered to make change.

One of our partners, East Sussex County Council, led a series of online talks with the public through September and October as part of a digital Healthy Ageing Festival. These talks provided a platform for people to share their thoughts on aspects of healthy ageing and community action at a time when the awareness of what communities can do is at its height. In all our partner countries, we have seen a significant rise in voluntary, local authority and community action. The HAIRE project’s toolkit has been developing alongside the Covid-19 response in our eight pilot sites, and its use has been started early in some locations because of its relational approach.

Our colleagues in Le Nord, France, telephoned every person over 60 living in their region during the lockdown period to check on their wellbeing and to track their needs. The parish of Feock, Cornwall, UK, saw 150 volunteers come forward to help their fellow villagers. According to the Carnegie Trust, 20% of the UK population were giving between two to four hours a week helping people cope with the pandemic during the emergency phase – going shopping and picking up prescriptions, or talking to older people over the phone so they had some human contact during months of isolation.

The levels of voluntary participation have naturally subsided as people have gone back to work, reverted to old or taken up new responsibilities, but Covid has reminded many of what’s important. We’ve had no difficulties recruiting “HAIRE Enablers” – these are the volunteers who will go out and have Guided Conversations with older people to understand their needs and service desires. Our colleagues in Feock have had a 50% over-recruitment of volunteer HAIRE Enablers, exceeding expectations. East Sussex is also ready to go forward with its brand new team of HAIRE Enablers. As the project relies a great deal on the goodwill of volunteers, this is good news.

Early action was taken in the Netherlands too. During lockdown, social workers were enthusiastic about trying one of HAIRE’s tools, the Guided Conversation, ahead of schedule. The Social Work and Welfare Foundation Eastern Scheldt Region (SMWO) is a broad welfare institution in the Netherlands that provides services in the fields of social work, welfare and sports and exercise. Their social workers went out to talk to people using the Guided Conversation tool predominantly via telephone and, where possible, in person. They felt that doing the conversations strengthened their network in the community and made their position stronger. The project has helped SMWO and the social workers to renew their connections in the community. Their activities have over the years moved away from establishing individual contact to overseeing general service delivery, meaning less interpersonal contact. With the Guided Conversations they renewed relations with individuals and gained new insights into the community. This has been an important impact of HAIRE.

The Guided Conversation’s key strength is that it is a social tool. For example, one of our partners in France, Unis-Cité, works to link younger and older people through a variety of intergenerational programmes. The HAIRE project team has linked up young people with over-60s to begin a social relationship and build trust. This trust will be key in completing Guided Conversations where older adults can openly talk about what is important to them. In order to reach these objectives, the volunteers visit older people who feel lonely every week. They do whatever the elderly participant feels able to: chatting, going out, taking part in “allowed” activities and even meeting new people. They also help elderly people who have difficulties with the internet or their computer – an increasingly important means of connection in Covid times.

Most importantly, HAIRE’s Guided Conversation is not a finished tool – it is evolving, organic, responsive to individuals and their places and uses a variety of techniques to elicit responses. We are learning as we go, but in every instance, nurturing an individual relationship is key to its success. In Laakdal, Belgium, one of our partners tested the Guided Conversation outdoors with two elderly participants who were good friends. With a Duvel in hand (a typical Belgian beer), they were encouraged to talk about themselves. Both participants agreed they learnt things about each other as a result. They reflected on life’s strains during the pandemic. All activities for elderly people have been taken away and the Guided Conversation was “the most fun they’d had in months.” Indeed, the tool itself not only helps to unpick unmet needs and identify potential solutions, it is a means of connection in and of itself – an antidote to the isolation that Covid-19 can bring.