L’impact du projet HAIRE : un portrait de notre site pilote à Feock (Translation)

Below is the French translation of an earlier blog post in English detailing the progress of HAIRE in the parish of Feock, one of our UK pilot sites. Thanks as always to our University of Exeter intern, Valentine Naude.

Cathy Whitmore, responsable administrative dans la paroisse civile de Feock au Royaume-Uni, est une interlocutrice fondamentale pour les différents membres de sa communauté. Durant cette dernière année, elle a passé le plus clair de son temps à répondre aux appels téléphoniques et à mettre en place des mesures d’assistance pour les membres de sa communauté – tout au long des divers confinements ainsi qu’au terme de ceux-ci. Elle a également rassemblé les points de vue de tous les intervenants qui jouent un rôle dans le perfectionnement et le développement de produits et de services visant à améliorer la vie des personnes âgées – et avant tout, les points de vue des personnes âgées elles-mêmes. Le projet HAIRE a donné l’opportunité aux résidents de parler de sujets qui leur tiennent à cœur.

Pendant cette période difficile, le projet a donné de la motivation, de l’énergie, et de l’assurance à tous ceux qui ont fait du bénévolat et travaillé au sein de la communauté, y compris les commerces, les écoles et les groupes religieux. L’esprit communautaire a été mis à rude épreuve tout au long de la pandémie ; dans un précédent article qui traitait de la bonté des bénévoles au plus fort de la crise COVID, nous remarquions que 150 bénévoles se sont portés volontaires pour venir en aide aux autres villageois. Pour cette raison, Feock n’a pas eu la moindre difficulté à recruter des « Aidants HAIRE » – il s’agit des bénévoles qui viennent à la rencontre des personne âgées pour mieux comprendre leurs attentes et leurs besoins. Il y a même eu un surplus de 50% en matière d’Aidants HAIRE recrutés dans la paroisse civile, ce qui a surpassé toutes les attentes.

Une interview récente, réalisée à Feock avec la bénévole Sue Thomas, est parue durant l’évènement en ligne « Virtual Voyage », créé par Interreg 2 Mers – qui finance notre projet – à l’occasion de la Journée de la Coopération Européenne le 21 septembre 2021. Sue a rejoint le projet dans l’intention de venir en aide à la communauté locale. Dans le cadre du processus de préparation des Aidants HAIRE, elle a suivi des séances de formation visant à inculquer aux bénévoles des compétences d’écoute, d’interview, de protection et d’autres encore, qui pourraient bénéficier non seulement aux individus, mais aussi à l’ensemble de la communauté. Alors qu’Interreg mettait en valeur le travail de tous ceux qui se trouvent sur le terrain à travers la zone européenne des 2 Mers, nous avons eu un aperçu des résultats obtenus par les bénévoles de Feock. Vous pouvez accéder à l’interview de Sue sur YouTube ici.

Selon Cathy, le projet a créé un point de ralliement pour les personnalités notables de la communauté – celles qui tissent des liens sociaux et celles qui les influencent. Il s’agit de personnes qui faisaient déjà du bénévolat, en proposant et en dirigeant des activités de groupe, et les membres des conseils, par exemple – toutes des personnes qui ont un intérêt direct dans l’amélioration de la vie de nos séniors. Travailler ensemble sur le thème central du bien vieillir permettra à terme d’ouvrir la voie à des solutions plus solides et interconnectées. La paroisse civile de Feock est constituée de plusieurs communautés, et le projet HAIRE leur a permis de se considérer comme une seule famille de villages réunis dans la paroisse civile de Feock, avec des problèmes et des préoccupations similaires, plutôt que des entités indépendantes sur une échelle d’importance et de statut, afin que plus de personnes puissent bénéficier des initiatives locales.

Le projet HAIRE a inspiré ses nouveaux participants et les a incités à présenter leurs idées et proposer leur aide. Un projet intergénérationnel a été lancé par un artiste local qui a découvert le projet HAIRE en discutant avec l’équipe, et ils sont maintenant en train de planifier un « Festival Memory Shanty ». Les séniors de la communauté feront le récit de leur vie et partageront leur point de vue unique avec des écoliers, qui travailleront avec des musiciens pour composer des chansons de marin basées sur les vies réelles de leur communauté. De manière générale, le projet HAIRE a donné l’opportunité aux gens de faire preuve de créativité et d’originalité – il n’y a « pas de mauvaise idée ». Il y a quelque chose de très puissant à voir les idées des uns et des autres se transformer en action positive.

Les conversations avec les participants ont amélioré notre compréhension des changements qui jalonnent le cours d’une vie, et de leur impact à un niveau multigénérationnel. Le vieillissement nous impacte tous, pas seulement les « personnes âgées ». Le danger d’un monde qui se rétrécit au fur et à mesure que l’on vieillit, nous exposant à la solitude, est largement reconnu. Sachant cela, les individus peuvent commencer plus tôt à planifier leur avenir, avec la participation d’organismes d’assistance.

Tous les sites pilotes visent à améliorer les services qui sont déjà en place et qui jouent un rôle important, ainsi qu’à établir un lien avec eux. A Feock, l’importance et la disponibilité croissantes de la prescription sociale permet aux résidents d’être dirigés vers des activités locales pour une multitude de raisons différentes, par exemple la perte d’un être cher, l’anxiété ou la solitude. Les bénévoles du projet HAIRE sont disponibles pour se mettre en binôme avec des membres de la communauté en fonction de leurs intérêts – par exemple la natation, le jardinage ou la promenade. Les bénévoles les accompagnent en leur tenant la main (métaphoriquement) pour les aider à découvrir ou redécouvrir certaines activités sociales, et ainsi développer confiance et relations. L’équipe a développé une liste « Que se passe-t-il ? » et un « Répertoire des groupes, services, et assistances téléphoniques » pouvant être envoyés aux résidents, qui sont plus tard contactés par téléphone et se voient offrir la possibilité de conseils supplémentaires et d’assistance s’ils en ont besoin à l’avenir. Toutes les activités organisées dans la paroisse civile sont annoncées et révisées de façon régulière dans un format accessible et inclusif.

Les ateliers CREATE qui ont eu lieu pendant la période estivale ont rassemblé tous ces individus dans un espace de tolérance pour qu’ils puissent partager leurs idées, exprimer leurs opinions, et se sentir écoutés et respectés. Le projet HAIRE a pu répondre aux remarques et à la demande en solutions rapides qui pourraient être développées sur le long terme. Il faut noter que le travail de vérification autour de la pertinence des services existants et le travail de création de nouveaux services ne s’arrêteront pas quand l’étude touchera à sa fin. Les communautés impliquées sont en train de développer un type de compétences et d’opportunités qui peuvent réellement changer les choses, et qui pourront évoluer avec leur temps jusqu’à garantir une culture d’écoute et d’apprentissage aussi naturelle que florissante, qui engendrera une action positive et adaptée aux personnes âgées.

Le projet HAIRE fait appel à ses intervenants à intervalles réguliers et de façon différente tout au long du projet, tandis que nous continuons de promouvoir un changement global et durable du système ainsi que d’amorcer et de développer des modèles innovatifs de prestation des services. Dans cette perspective, nous organisons régulièrement des réunions de groupe pour établir une ligne directrice, par exemple la « HAIRE Action Group Meeting » de la paroisse civile de Feock, qui a eu lieu en Septembre 2021.

CREATE: New Models of Service Delivery (Spanish Translation)

One of the aims of HAIRE is to develop new models of service delivery for older people. In April and May of this year, we began our CREATE process, a participatory journey for stakeholders to develop social innovations. We wrote about this here in English and French (courtesy of Valentine Naude, our French intern). The university runs a Masters degree in Translation Studies, and as a result we now have this blog in a third language – Spanish! – thanks to student Amanda Ferguson.

CREATE: Nuevos modelos de prestación de servicios para personas mayores

 Ha sido una primavera fría y recia para todos los miembros de la comunidad HAIRE: el Reino Unido registró la temperatura más baja en abril desde 1922. Sin embargo, hoy brilla el sol y nos sentimos más esperanzados mientras nos preparamos para el verano y la apertura de nuestras comunidades. A finales de abril, los colaboradores de HAIRE habían elaborado los primeros borradores de los informes comunitarios de nuestras zonas piloto, que combinan la información obtenida en las conversaciones guiadas, los planes de acción y el análisis de los barrios. Nuestros colaboradores se preparan ahora para nuestro próximo gran reto: crear conjuntamente una prestación de servicios innovadora en los lugares piloto y fuera de ellos que responda a los retos identificados en sus zonas. Algunos retos son exclusivos de los centros piloto y otros se derivan de problemas comunes en la Europa rural.

A lo largo del mes de mayo, los colaboradores han recogido ideas y se han reunido con sus voluntarios, partes interesadas y comunidades de una manera extraordinaria. Por ejemplo, en East Sussex, los facilitadores de HAIRE han salido a pasear con su comunidad, y este acto de hacer que los voluntarios hablen con los miembros de la comunidad realmente los involucra en el proceso de generación de ideas y hace una aportación poderosa y profunda.

Aprovechando su experiencia en el pilotaje de acciones a nivel local, los colaboradores, las personas mayores, los colaboradores locales, los voluntarios y las agencias se reunirán en junio en un taller conjunto CREATE – Crossborder European Activity Testing Exercise (en español: Ejercicio Transfronterizo de Comprobación de la Actividad Europea) para compartir sus experiencias y apoyarse y asesorarse mutuamente. Los colaboradores se organizarán en Grupos de Aprendizaje en Acción, grupos transfronterizos que quieren trabajar juntos en innovaciones compartidas. El aprendizaje en acción es uno de los métodos que utilizan los programas eficaces para ayudar a los participantes a aplicar el aprendizaje en un grupo de apoyo. Este enfoque anima a los colaboradores a darle sentido desde la propia experiencia y apoya un auténtico intercambio transfronterizo de ideas.

También estamos aprovechando los talleres CREATE de junio para “conocernos” más personalmente. Todas las restricciones por el coronavirus han hecho que no hayamos podido viajar ni reunirnos con nuestros homólogos de los distintos países. La interacción con otros tendrá que esperar un poco más, pero hemos integrado un taller de escritura creativa en las sesiones, en el que veremos poemas sobre el envejecimiento en todos nuestros idiomas, nos escucharemos hablar en nuestras lenguas maternas y escribiremos y compartiremos nuestras propias experiencias personales y culturales sobre el envejecimiento. El ambiente de apoyo mutuo, la experiencia compartida y el aprendizaje cultural proporcionarán otra capa de profundidad y comprensión en nuestro intercambio transfronterizo mientras nos dirigimos hacia un cambio positivo para nuestras personas mayores.

Aquí está uno de nuestros poemas elegidos.

Larga vida, escrita por Elaine Feinstein

Finales de verano. El sol brilla. El eucalipto.
Es una fortuna más allá de cualquier merecedor
estar todavía aquí, sin más preocupaciones que las cotidianas,
ordenando plácidamente versos.
Contemplo un palo de canela
atado con rafia, los pinzones
en la hierba, y un arbusto rechoncho
que este año engendró un limón.
Estos días hablo menos de la muerte
que de los misterios de la supervivencia. Ya no
me siento sola, aún no soy frágil, y
después de la operación, reconozco cada respiración
como un milagro. Puede que mi generación no sea
ágil, pero perdónanos,
nos gustaría aguantar, tercamente
satisfechos – incluso mientras envejecemos.

CREATE Juin 2021 – Réflexion (French translation)

Our French intern, Valentine, has again translated this month’s blog for us into French.  It is a research reflection by Shuks Esmene, our postdoctoral research fellow. To read the original English language version, click here.

A l’occasion des ateliers CREATE, les partenaires du projet HAIRE se sont rassemblés pour discuter de leurs premières idées d’innovations destinées à améliorer le bien-être des séniors dans les sites pilotes. Les outils de recherche utilisés dans le cadre du projet représentent un aspect essentiel de l’apprentissage HAIRE. En particulier, les expériences et les idées de tous les partenaires, y compris des bénévoles et des participants, sont aussi importantes que ces outils le sont pour identifier des actions axées sur la personne et adaptées au milieu qui soient pertinentes à échelle locale.

Notre atelier de poésie a montré que les partenaires de prestation et les équipes de recherche du projet HAIRE sont parvenus à élaborer un environnement favorable à la discussion – même en ces temps troublés ! Les souvenirs de ces personnes âgées avec qui nous avons des liens privilégiés, par exemple des parents, des grands-parents, d’autres membres de la famille et des amis, ont inspiré une séance riche en émotions. Un de nos partenaires a fait remarquer :

« Ce ne sont pas des larmes de tristesse ! »

La remarque ci-dessus concernait un grand-parent défunt et résume la façon dont nos liens avec les personnes qui comptent pour nous s’étendent au-delà de leur présence physique auprès de nous. Bien qu’elles ne fussent qu’une parenthèse parmi les autres activités du projet, les réflexions que nous tirons de telles expériences peuvent aider HAIRE à amorcer des conversations relatives à l’intégration des soins dans nos communautés. Des soins plus approfondis. Des soins qui surpassent les besoins fonctionnels des individus. Ces besoins sont extrêmement importants, bien sûr. Cependant, le bien-être ne se limite pas à la somme des besoins fonctionnels d’un individu.

Les Conversations Guidées du projet HAIRE ont révélé que les activités et les passions qui importent aux participants (marcher, tricoter, lire et se rendre à des marchés locaux, entre autres) leur ont apporté de la joie et, malheureusement, de la tristesse lorsqu’ils n’ont pu s’y adonner pendant la pandémie. Ces conclusions ne sont en aucune façon propres au projet HAIRE, mais elles lui offrent plusieurs possibilités. Le réseau HAIRE, constitué de personnes soudées et attentionnées, va nous permettre de réfléchir différemment à notre façon de procéder face à ces conclusions. Certes, il est important de faire une liste des activités et des passions présentes dans une région, et de s’assurer que ces activités sont proposées à ses habitants, mais il faudrait aussi offrir l’opportunité aux séniors de développer de nouveaux centres d’intérêts et de nouvelles passions – ce serait une façon d’ajouter de la capacité à un lieu donné. La variété des activités et les activités extracurriculaires sont considérées comme une partie fondamentale du développement de l’enfant (1).

Je pense souvent à cette façon que nous avons d’essayer de trouver et de doser un assortiment d’activités spécifiques dont la population adulte puisse bénéficier – plutôt que de nous appliquer à mieux comprendre les modalités du bien-être de chaque individu. Comme nous l’avons dit durant nos discussions sur l’innovation au deuxième jour des ateliers CREATE, cela peut faire la différence d’« être prêt à commencer modestement » afin de produire des innovations qui restent ouvertes aux contributions des habitants – particulièrement si les opinions et points de vue reçoivent une réponse et ne sont pas perdus au fil des démarches administratives. A ce titre, les solutions numériques contribuent largement à améliorer la sensibilisation, mais c’était aussi encourageant de voir des idées se développer lors des ateliers autour des activités en face à face et de la notion d’« aller vers les gens ».

Dans leurs réponses aux Conversations Guidées, les participants ont communiqué l’importance qu’ils attachent aux interactions en face à face et aux évènements de rassemblement convivial. De plus, même si nous l’avons appris par le biais d’anecdotes, nous ne pouvons oublier que les commerçants et les docteurs étaient bien plus profondément intégrés dans les quartiers ruraux par le passé. Les services avaient plus souvent lieu en face à face, et ces expériences doivent être prises en compte lorsque l’on réunit des personnes âgées.

Par ailleurs, des préoccupations primordiales vis-à-vis du profil des participants recrutés jusqu’ici ont été soulevées lors des ateliers CREATE. On considère souvent qu’une méthode de communication qui attire et inclus les groupes vulnérables et marginalisés représente un défi (2). Les communautés inclusives doivent s’assurer que tout le monde sent qu’il ou elle fait partie du lieu dans lequel il ou elle vit, et que l’opportunité d’exprimer ses opinions leur soit donnée de façon à ce que tout le monde puisse contribuer à façonner l’avenir du lieu en question. Parvenir à une compréhension plus inclusive du bien-être représentera un défi important pour le projet HAIRE, et la démarche consistant à « être prêt à commencer modestement » pourra nous être bénéfique dans cette mesure également. La recherche a parfois tendance à se focaliser sur des chiffres et des objectifs à accomplir, tous les deux générés par des groupes larges et soi-disant représentatifs. Toutefois, si nous nous posons des questions essentielles sur les points de vue variés que nous avons recueillis pendant les Conversations Guidées, nous pouvons commencer modestement. Des questions telles que : comment se fait-il que quelqu’un qui s’est occupé des autres, et qui a travaillé dur dans un secteur qui n’est pas généreux économiquement, peut se retrouver dans une position financière précaire plus tard dans sa vie ?, et, que pouvons-nous faire pour impliquer quelqu’un à échelle locale quand cette personne n’a pas pu développer et/ou approfondir des centres d’intérêt à cause d’une enfance ou d’un début de vie d’adulte mouvementés ?

Enfin, la question qui selon moi ressort le plus de nos séances CREATE est :

« Pourquoi sommes-nous, en tant que société, si mauvais à cela ? »

La réponse se trouve peut-être dans une nouvelle conception des soins, une conception selon laquelle les soins seraient reçus et donnés par des individus dans leurs communautés, et ne seraient pas simplement un service dédié à répondre aux besoins fonctionnels des personnes âgées. Fait encourageant, nous avons parfois accompli cela au sein de projet HAIRE – que ce soit entre les chercheurs et les équipes de prestation, entre les équipes de prestation et les bénévoles, et/ou entre les bénévoles et les participants. Notre prochain défi sera de trouver des façons d’impliquer les donneurs de soins dans le projet, sur tous les sites pilotes, plus étroitement encore. J’ai hâte d’affronter ce défi.

Footnotes

1. Metsäpelto, R., & Pulkkinen, L. (2012). Socioemotional Behavior and School Achievement in Relation to Extracurricular Activity Participation in Middle Childhood. Scandinavian Journal Of Educational Research, 56(2), 167-182. doi: 10.1080/00313831.2011.581681

2. Meyer, C., Evans, D., Soucat, A., Dkhimi, F., Akweongo, P., & Kessy, F. et al. (2018). Leaving no one behind? Reaching the informal sector, poor people and marginalised groups with Social Health Protection. Journal Of Poverty And Social Justice. doi: 10.1332/175982718x1536143686739

CREATE Research Reflection: Caring

This month’s blog post is a research reflection penned by Shuks Esmene, our doctoral research fellow.

HAIRE’s CREATE workshops (held June 2021) brought together the partnership to discuss our initial ideas for innovations to improve the wellbeing of local older adults in our pilot sites. The research tools being used in HAIRE are a key part of the
project’s learning. Notably, the experiences and ideas of all project partners,
including volunteers and participants, are as important as these tools in
identifying person-centred and place-based actions that are locally relevant.

Our poetry workshop demonstrated that HAIRE’s delivery partners and
research teams have been able to build a comfortable environment for
discussion – even in these challenging times! Memories of older adults that we
hold special connections to, including parents, grandparents, other family
members and friends, filled the session with emotion. One of our partners
simply remarked, “These are not sad tears!”

Some of the poetry about ageing shared at our CREATE session

The remark above related to a late grandparent and sums up how connections to
people that we value go beyond being in their physical presence. Although a
small moment in HAIRE’s activities, reflections from such experiences can help
HAIRE start conversations around embedding care into communities. A deeper
care. Care that surpasses the functional needs of people. These needs are, of
course, extremely important. However, wellbeing is much more than the sum of
someone’s functional needs.

HAIRE’s Guided Conversations showed how valued activities and passions (walking, knitting, reading and going to local markets, to name a few) provided participants with joy and, unfortunately, sadness due to missing these activities and passions during the pandemic. These findings are in no way unique to HAIRE, but they do present the project with opportunities. The close-knit, caring network of people that HAIRE has engaged can help us to think differently about how we can act on these findings. A record of valued activities and passions in an area, and trying to ensure these activities are offered to locals is important, but opportunities to develop new interests and passions can be seen as a way of adding capacity to a place. Variety and extracurricular activities are regarded as a fundamental part of development in children (1).

I often reflect on why we try to find and measure a set of specific activities that show
benefit when adults are considered – rather than addressing how we can best
understand wellbeing priorities at an individual level. As stated during our
discussions about innovation on the second day of our CREATE workshops,
“…being willing to start small” to achieve innovations that stay open to input
from locals can make a difference – particularly if voices and perspectives are
responded to and not lost in bureaucratic processes. As such, digital solutions
are important in improving outreach, but it was encouraging to see ideas
develop around face-to-face activities and “going to people”.

A French Guided Conversation in action

Face-to-face interactions and events that bring people together were certainly
valued in responses to HAIRE’s Guided Conversations. Additionally, even if
revealed through anecdotes, we cannot overlook how local shop owners and
doctors used to be more deeply embedded in rural neighbourhoods. Services
were more face-to-face and such experiences need to be considered when
bringing older adults together.

Importantly, concerns around the participant profiles engaged by HAIRE so far
were raised at CREATE. Outreach that engages and is inclusive of vulnerable and marginalised groups is often referred to as challenging (2). Inclusive
communities ensure that everyone can feel part of where they live and, through
being able to voice and discuss their opinions, individuals can contribute to
shaping the future of a place. How we achieve more inclusive understandings of
wellbeing will be an important challenge for HAIRE and “…being willing to
start small” can benefit the project here too. Research can tend to focus on
numbers and achieving outcomes that are generated by large, so-called
representative groups. However, if we ask critical questions of the differing
perspectives that we have been able to gather through HAIRE’s Guided
Conversation, we can start small. Questions such as: why can someone that has
cared for others and worked hard in a sector that is not economically
generous end up in a financially precarious position in later life?, and, what
can we do to involve someone locally that has not been able to develop and/or
pursue interests due to a turbulent childhood and early adult life?

Finally, the question that stands out for me the most from our CREATE sessions
was: “Why, as a society, are we so rubbish at this?” The answer may lie in re-thinking care, where care is received and given by individuals in communities and not simply a service that aims to meet the functional needs of older adults. Encouragingly, we have examples in HAIRE where this has been achieved – whether it be between the researchers and delivery teams, between the delivery teams and the volunteers and/or between the volunteers and participants. Our next challenge is to find ways to engage the caring people on the project, across all sites, more closely. I look forward to
working on that challenge.

Footnotes

1. Metsäpelto, R., & Pulkkinen, L. (2012). Socioemotional Behavior and School Achievement in Relation to Extracurricular Activity Participation in Middle Childhood. Scandinavian Journal
 Of Educational Research, 56(2), 167-182. doi: 10.1080/00313831.2011.581681

2. Meyer, C., Evans, D., Soucat, A., Dkhimi, F., Akweongo, P., & Kessy, F. et al. (2018). Leaving no one behind? Reaching the informal sector, poor people and marginalised groups with
 Social Health Protection. Journal Of Poverty And Social Justice. doi: 10.1332/175982718x1536143686739

Shukru Esmene, s.esmene@exeter.ac.uk, University of Exeter

Q-Sorting: A Participatory Method for Innovation Development

In preparation for the CREATE phase of our project – the cross border development of social innovations for older people – our Research Fellow, Shuks Esmene, produced some guidance for partners around alternative methods of approaching idea generation and prioritisation. Below is an explanation of how the Q-Sort approach can be used and adapted in relation to HAIRE and its tools.

An adapted Q-Sort

The Q-Sort approach is part of a larger methodology (Q-Methodology1). Q-Sorts involve participants arranging a set of statements into a grid based on how much they agree and disagree with the statements. Therefore, the approach is more suited for situations where stakeholders can be presented with a set of statements. This approach may be useful for collating stakeholder opinions on what types of innovations would benefit the local area the most.

Note: If you wish to engage stakeholders in a more ‘open’ activity to generate ideas, a different spotlight method (to be released in the coming weeks) may be more appropriate.

i. The participants

Traditionally, individuals carry out Q-Sorts. However, for HAIRE, it may be more appropriate to arrange small groups (around 4 people in each group) to take part in and agree on a Q-Sort. For consistency, you may choose to group stakeholders with common characteristics or those that are working in a similar field to carry out Q-Sorts together.

ii. The statements

Q-Sorts are usually carried out using around 20 to 60 statements. Based on HAIRE’s timeframes and the highly likely remote delivery of the CREATE sessions, it may be best to lead a Q-Sort with around 15-20 statements!

The statements should be easy to understand and, where possible, structured similarly. We recommend using no more than two sentences per statement. See below the examples from our imaginary pilot site, HAIREbridge:

 

The statements chosen for a Q-Sort can be led by the findings of a pilot site’s draft Community Report (these were released at the end of April 2021). However, feasibility is important, e.g., if it is unlikely that you will be able to implement a transport-related innovation / change, we recommend that a transport-related statement is not included for your Q-Sort.

iii. The grid

The grid that is used to help participants sort the statements they are presented with is usually structured as shown below:

The grid shown above may be adapted to reflect the number of statements that are presented to the participants. However, the ‘bell-shaped’ structure (i.e., where there are fewer options at the extremes of the grid compared to the middle) is important. This structure enables participants to make a judgement call (usually through discussion) as to which statements they agree and disagree with the most.

Generally, statements grouped in the categories ranging from -4 to -2 in the example show above are classed as ‘disagree’. The statements placed under -1, 0 and 1 are classed as neutral, and the statements placed under 2, 3 and 4 are classed as ‘agree’. Once more, this is not a strict rule. You may wish to adapt the numbering in your grid to make the Q-Sort easier to conduct with the specific stakeholders you wish to engage.

Note: The section at the bottom right of the image included above, listing the ‘Agree’, ‘Neutral’ and ‘Disagree’ classifications, is used to collate the statement numbers that were assigned to the respective classifications. Remember to label / number the statements you present to participants clearly!

iv. Remote delivery

A remote delivery adaptation of a Q-sort can be relatively easy to implement. A facilitator can run a Q-sort with a small group (up to 4 participants) in a break-out session. A Q-sort grid can be shared on screen and statements (referred to by their numbers) can be collectively assigned to the appropriate places on the grid through discussion. The facilitator can write the relevant statement numbers into the relevant squares of the grid as the participants agree on their position. In such a circumstance, the statements can be sent to participants prior to the session.

1 Further Notes

The Q-Sort approach is part of a larger method known as Q-Methodology. The full method involves collating all scoring grids compiled by all participants. A statistical analysis of the results is then conducted to generate a ‘best-fit’ grid for groups of participants that share certain characteristics. Further, the full method dictates that individual participants produce their own scoring grids.

Given the purpose and timeframes of HAIRE, using only the Q-Sort component of the method can help facilitate group discussions and still generate an understanding of what types of innovations would be most valued in a pilot site. Overall, we hope to build CREATE approaches that are best suited to each pilot site. Each pilot site may choose to use a combination of different participatory tasks in their CREATE activities.

CREATE: New Models of Service Delivery for Older People

(This blog is written in English and French – please scroll to the end for the French language version.)

It’s been a cold and reluctant spring for us all in the HAIRE community: the UK saw the lowest April temperature since 1922. The sun is shining today, however, and we are feeling more hopeful as we get ready for summer and the opening up of our communities. By the end of April, HAIRE partners had compiled the initial Community Report drafts for our pilot areas, which combines information gleaned from Guided Conversations, Action Plans and Neighbourhood Analysis. Our partners are now preparing for our next major challenge: co-creating innovative service delivery in the pilot sites and beyond that respond to the challenges identified in their areas. Some challenges are unique to the pilot sites and some stem from issues that are commonplace in rural Europe.

For the past several weeks, the University of Exeter has been hosting drop-in Teams sessions for all partners to discuss progress and to share participatory methods for innovation and idea generation. We’ve looked at such techniques as mind-mapping and Q-sorting. We’ve discussed key practical considerations, such as tailoring sessions to different audiences and sizes and making sure all the exercises are inclusive. Our colleague Femke Verthé at iDROPS – a Belgian organisation skilled in social innovation development – led sessions on Human Centred Design Thinking, a participatory tool for inspiration, ideation, focusing and prototyping.

Throughout May, partners have been gathering ideas and meeting with their volunteers, stakeholders and communities in unique ways. For example, in East Sussex, the HAIRE enablers have been going on walks with their community, and this act of getting volunteers to talk to the community members really engages them in the idea generation process and makes for powerful, insightful input.

Drawing on their experience of piloting actions locally, the partners, older people, local partners, volunteers and agencies will come together in June in a joint CREATE workshop (Crossborder European Activity Testing Exercise) to share their experiences and support and mentor each other. Partners will organise themselves into Action Learning Sets, cross-border groups that want to work on shared innovations together. Action Learning is one of the methods effective programmes use to help participants apply learning in a support group. This approach encourages partners to make meaning from direct experience and supports genuine cross-border idea exchange.

We are also taking the time during the June CREATE workshops to “get to know each other” more personally. All the Covid restrictions have meant we haven’t been able to travel or meet with our counterparts in different countries. The socialising will have to wait a little longer, but we’ve integrated a creative writing workshop into the sessions, in which we’ll look at poems about ageing in all our languages, listen to each other speak in our native tongues, and write and share our own personal and cultural experiences of ageing. The atmosphere of mutual support, shared experience and cultural learning will provide another layer of depth and understanding in our cross-border exchange as we drive towards positive change for our older people.

Here’s one of our chosen poems.

Long Life, by Elaine Feinstein

Late Summer. Sunshine. The eucalyptus tree.
It is a fortune beyond any deserving
to be still here, with no more than everyday worries,
placidly arranging lines of poetry.

I consider a stick of cinammon
bound in raffia, finches
in the grass, and a stubby bush
which this year mothered a lemon.

These days I speak less of death
than the mysteries of survival. I am
no longer lonely, not yet frail, and
after surgery, recognise each breath

as a miracle. My generation may not be
nimble but, forgive us,
we’d like to hold on, stubbornly
content – even while ageing.

French Translation follows:

Ce fut un printemps frileux pour la communauté HAIRE, le Royaume-Uni ayant connu ses températures les plus basses depuis 1922 pour un mois d’avril. Aujourd’hui cependant, le soleil brille, et l’optimisme est lui aussi au rendez-vous alors que nous nous préparons en vue de l’été et de la réouverture de nos communautés. D’ici la fin du mois d’avril, les partenaires du projet HAIRE auront compilé les versions préliminaires des premiers rapports communautaires de nos sites pilotes, qui cumulent les informations récoltées lors des Conversations Guidées, des Plans d’Actions et des Analyses de Voisinage. Nos partenaires se préparent désormais à affronter notre prochain grand défi : non seulement cocréer une prestation des services innovante au sein de chaque site pilote, mais aussi résoudre les problèmes qu’ils ont distingués dans leur région respective. Certains problèmes sont propres à leur site pilote tandis que d’autres découlent de problèmes répandus en Europe rurale.

Ces dernières semaines, l’Université d’Exeter a animé des séances de discussion ouvertes sur Microsoft Teams, afin que tous les partenaires puissent discuter de l’avancée du projet et partager des méthodes participatives d’innovation et de conception de nouvelles idées. Nous avons testé des techniques comme la carte heuristique ou le Q-sort. Nous avons débattu de sujets clefs d’ordre pratique, par exemple comment adapter les séances à des publics différents et des groupes de tailles différentes, et comment s’assurer que tous les exercices sont inclusifs. Notre collègue Femke Verthé, de la société belge iDROPS – spécialisée dans le développement de l’innovation sociale –, a animé des séances sur le Design Centré sur l’Humain, un outil participatif d’inspiration, d’idéation, de concentration et de prototypage.

Au cours du mois de mai, nos partenaires ont recueilli les idées des uns et des autres et ont rencontré bénévoles, intervenants et communautés par le biais de méthodes uniques. Par exemple, dans le Sussex de l’Est, les Aidants HAIRE font régulièrement des promenades avec les membres de leur communauté. Cette démarche d’échange entre les bénévoles et la communauté les implique réellement dans le processus de conception de nouvelles idées, apportant au projet une contribution percutante et instructive.

Mettant à profit leur expérience pour mener des actions à l’échelle locale, les partenaires, les personnes âgées, les partenaires locaux, les bénévoles et les organismes se réuniront en juin lors d’un atelier CREATE (« Crossborder European Activity Testing Exercise ») commun, afin de partager leurs expériences ainsi que se soutenir et se guider mutuellement. Les partenaires se répartiront dans des « Sets de formation-action », des groupes transnationaux désirant travailler ensemble sur des innovations communes. La formation-action est l’une des méthodes que les programmes efficaces utilisent pour aider les participants à appliquer les notions apprises dans un groupe de soutien. Cette approche encourage les partenaires à trouver du sens dans leurs expériences directes et promeut un véritable échange d’idées à travers les frontières.

Pendant les ateliers CREATE de juin, nous prenons également le temps « d’apprendre à se connaître » de façon plus personnelle. Toutes les restrictions relatives au COVID19 nous ont empêchés de voyager ou de rencontrer nos homologues d’autres pays. Le retour de la vie sociale devra attendre encore un peu, mais nous avons mis en place un atelier de création littéraire parmi les différentes sessions. Cet atelier nous donnera l’occasion de découvrir des poèmes sur le vieillissement dans toutes nos langues, d’écouter les uns et les autres parler dans leur langue maternelle, et d’écrire et de partager notre propre expérience personnelle et culturelle du vieillissement. Cette atmosphère de soutien mutuel, de partage d’expérience et d’apprentissage culturel apportera une nouvelle dimension de profondeur et de compréhension à notre échange transnational, alors que nous avançons vers un changement positif pour nos personnes âgées.

Voici l’un des poèmes que nous avons choisis:

Longue vie, par Elaine Feinstein

 

Fin d’été. Soleil. L’eucalyptus.

C’est une chance que nul ne mérite

d’être encore ici, avec des soucis de tous les jours et rien de plus,

à placidement accorder des vers de poésie.

 

J’examine un bâton de cannelle

enroulé de raphia, des pinsons

sur l’herbe, et le buisson râblé

qui cette année a donné naissance à un citron.

 

Ces temps-ci je parle moins de la mort

que des mystères de la survie. Je ne suis

plus seul, pas encore chétif, et

depuis l’opération, je réalise que chaque souffle

 

Est un miracle. Ma génération n’est peut-être pas

preste mais, pardonnez-nous,

nous voulons tenir bon, obstinément

satisfaits – même en vieillissant.

 

Senior Cluster University

This month’s blog comes from our HAIRE colleagues at the University of Artois, who have innovated a new research institute dedicated to the study of healthy ageing.

Thanks to Julie Varlet at the University of Artois for this contribution to our team blog, and thanks to our intrepid intern Valentine for the excellent translation (which you will find if you scroll down.) Contact details for the team at the University of Artois are included at the end of the English translation. 

Permettre aux personnes âgées de rester à domicile tout en favorisant le lien social est un défi pour notre société et nécessite une gamme de services adaptés et un savoir-faire innovant. L’université d’Artois, entend y contribuer grâce au Cluster Senior University, un institut de formation et de recherche, dont la formation « Management Sectoriel – Parcours Cadres de direction des établissements du secteur social et médico-social ».

La formation se donne pour objectif de former les futurs directeurs et cadres de direction du secteur social et médico-social en assurant une montée en compétences et en qualification dans un secteur qui ne cesse d’évoluer. Elle vise à assurer une prise en charge de qualité des publics vulnérables. L’objectif de la formation est de former les professionnels de demain capables de répondre aux nouveaux besoins et aux nouvelles attentes des seniors. L’enjeu de la recherche est de permettre des innovations au service de la qualité de vie des seniors. Cependant, avant d’entreprendre toutes actions visant à favoriser leur maintien à domicile tout en luttant contre leur isolement en milieu rural, il était nécessaire de comprendre l’environnement dans lequel ces personnes évoluaient. Ce fut le challenge pour l’année 2021 pour les 22 étudiants issus du Master 1 « Management sectoriel ». Ceux-ci ont travaillé en collaboration avec les partenaires des Flandres Intérieures afin de produire un diagnostic démographique, de l’accessibilité et des services du territoire par le biais de la boite à outils HAIRE. Tout l’enjeu de ce travail repose maintenant sur les actions à mettre en œuvre afin de lutter contre cet isolement rural en Flandre Intérieure.

Favoriser le maintien des personnes âgées au domicile tout en étant en mesure de répondre aux besoins des publics fragiles et dépendants constituera d’ailleurs leur problématique future. Ce pourquoi les étudiants du Master étudient actuellement une gamme d’innovation sociale, en rupture par rapport à l’existant ou se basant sur une solution existante pour significativement l’améliorer. Ces nouvelles solutions, intégrant les besoins repérés dans le discours des personnes âgées, seront proposées aux partenaires français lors des ateliers CREATE, voués à la conception d’innovations locales.

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The Senior Cluster University: a training and research institute

Enabling older people to stay at home while strengthening their social connections constitutes a major challenge for our society, one that requires an array of tailor-made services and innovative skills. The University of Artois figured out a way to rise to the task: we created The Senior Cluster University, a training and research institute that offers the training programme ‘Leadership and Management Course in Health and Social Care’.

This course aims to:

  • train future directors and executives in Health and Social Care by improving their skills and qualifications in a sector that is constantly evolving.
  • ensure that vulnerable groups are properly taken care of.
  • train future professionals so they can tend to the ever-evolving needs and desires of older people.
  • foster innovation for the benefit of the quality of life of older people.

However, before we could undertake actions to combat isolation in rural areas and enable older people to stay at home, it was essential that we first gained a better understanding of the environment these people lived in. This is precisely what the 22 students who completed their ‘Master 1: Leadership and Management’ aimed for in 2021. They worked alongside partners in the Flandres Intérieures [area in the Hauts-de-France region] to make a ‘demographic diagnosis’ of the accessibility and services particular to each locality using the HAIRE toolkit. The study’s significance and practical utility will be brought to bear through the initiatives that are to be put in place to combat rural isolation in Flandre Intérieure.

The next challenge will be to enable older people to stay in their own homes, and to tend to the needs of vulnerable and dependent groups. The Masters students are therefore studying a wide range of innovative social initiatives; some of them are a clean break from existing solutions, while others are based on existing solutions with the aim of improving them significantly. These new solutions, which take into account the needs that older people have expressed in conversation, will be brought forward to the French partners during the “CREATE workshops”, which are all about ideating local innovations.

 

For further information, please contact:

Julie Varlet, Post-doctorante  06 37 62 59 96

Cécile Carra, Professeure des universités, responsable scientifique 

 

 

 

Un an plus tard : Qu’avons-nous accompli ?

The HAIRE team at Exeter is pleased to have an MA Translation Studies intern, Valentine Naude, on board for a few months. This is the first of our dual language blogs. Welcome, Valentine!

Il y a un an de cela, le 10 février 2020, une toute nouvelle équipe s’est réunie autour d’un repas dans un petit bistrot de Lille pour célébrer le lancement du projet HAIRE, « bien vieillir grâce à l’innovation en Europe rurale » [en anglais « Healthy Aging through Innovation in Rural Europe »]. Voilà qui semble presque décadent, désormais : personne n’aurait pu prédire l’année qui suivrait et les difficultés que nous rencontrerions tous dans les affres d’une pandémie mondiale.

Le Covid-19 a beaucoup affecté notre groupe cible, exacerbant les problèmes que le projet HAIRE était précisément destiné à résoudre. Non seulement l’accès aux soins (santé et bien-être) est devenu plus difficile, mais notre groupe cible, déjà vulnérable, a encore plus souffert de la solitude et de l’isolation dans bien des cas. Les entretiens en face à face (les « Conversations Guidées » du projet HAIRE) n’ont pas pu se dérouler comme prévu. Alors que toute l’Europe s’est confinée, il a fallu trouver en toute urgence des solutions alternatives pour communiquer avec les personnes âgées.

Le premier défi a été de mettre en place une plateforme d’interprétation simultanée à distance, afin de faciliter la communication virtuelle avec nos partenaires européens. Grâce à nos efforts communs, nous avons pu adapter les Conversations Guidées – l’outil qui nous permet d’identifier les besoins et les désirs des personnes âgées – pour qu’elles soient menées en ligne ou par téléphone, selon les préférences du participant et du bénévole. Elles ont aussi et surtout évolué en fonction de la situation propre à chaque localité. Adaptée au milieu et axée sur la personne, l’approche adoptée par le projet HAIRE a été (et continue d’être) modulée avec soin à chaque étape d’adaptation de la « boîte à outils », depuis la planification du contenu jusqu’à son exécution. Une des caractéristiques de la boîte à outils consiste à utiliser une image propre à la localité du participant, de façon à l’aider à formuler ses besoins et ses désirs vis-à-vis d’espaces autant intérieurs qu’extérieurs. Tous les partenaires du projet ont contribué à ce travail de cocréation et ont été amenés à mieux connaître les localités de chacun.

Rien ne témoigne plus de leur engagement que l’implication indéfectible dont ils ont tous fait preuve au cours de l’année 2020 en dépit des restrictions relatives au Covid-19 dans leurs pays respectifs. A l’occasion d’un « Festival Bien Vieillir » [en anglais « Ageing Well Festival »], le conseil général du Sussex de l’Est et Rother Voluntary Action [organisme bénévole de la même région] ont animé de multiples dialogues communautaires en ligne pour le projet HAIRE, auxquels d’autres partenaires ont également assisté.

Tous nos partenaires n’ont cessé de donner d’eux-mêmes, et ce malgré la nécessité d’adapter leur approche aux autres actions entreprises par le projet HAIRE et aux collectes de données, par exemple « l’Analyse du Quartier » et les rapports des collectivités. (Ces composants de la boîte à outils permettent de mesurer et d’identifier le réseau social et les connexions de chaque individu, ainsi que de déterminer les opportunités – par exemple les activités ou les services – auxquelles les participants ont accès dans chaque communauté.) Là encore, les partenaires se sont entraidés pour trouver des solutions alternatives et résoudre mutuellement les problèmes intervenus dans la collecte des données.

Lors de notre dernière réunion entre partenaires, nous avons demandé à chacun de décrire le travail réalisé par le projet HAIRE en un mot, par le biais de l’application web Slido. La bulle de mots a peu à peu pris forme et trois mots se sont démarqués : Autonomiser [en anglais « empowering »] Communauté Ensemble. A la lumière de cela, on ne s’étonnera pas de voir que nous avons dépassé notre objectif de recrutement d’Aidants en dépit des confinements et d’un contact présentiel limité avec les personnes âgées. Les Aidants sont les bénévoles et les professionnels de la santé qui ont été formés pour utiliser la boite à outils du projet HAIRE et diriger des entretiens avec les personnes âgées. Au départ, notre objectif de recrutement était de 80 Aidants ; nous en avons maintenant 147, dont 115 qui ont reçu leur formation. Bien que nous ayons été retardés, nous sommes en voie d’atteindre un total de 600 participants aux Conversations Guidées : nous avons recruté 282 participants parmi lesquels 126 ont déjà commencé leurs conversations.

Dans sa conception, le projet HAIRE prend en compte ses futurs utilisateurs ainsi que le souci de la durabilité. Nos partenaires sont déjà en train de présenter le projet à de potentiels futurs utilisateurs de la boite à outils. Au Royaume-Uni, Devon Mind [association caritative axée sur la santé mentale] a présenté le projet HAIRE et son équipe à CoLab Exeter, un centre de cotravail intersectoriel et pluri-institutions sous le toit duquel environ 35 différents projets et services travaillent ensemble. Des échanges ont également eu lieu entre le conseil général du Sussex, Rother Voluntary Action et le conseil d’arrondissement de Hastings. D’un bout à l’autre de la région des 2Mers, nos partenaires sont en conversation avec les services sociaux des autorités locales ; en Belgique, des échanges ont eu lieu avec la Province d’Anvers et LiCalab (« Living and Care Lab »). En France, l’Université d’Artois a mis en place un partenariat – baptisé le « Cluster Senior » – entre plus de 30 organismes de la région; nos partenaires français se sont aussi associés au projet Interreg TICC, dirigé par Buurtzorg. Dans tous les pays, les sites pilotes maintiennent un contact régulier avec leur partenaire observateur. Au total, plus de 350 groupes locaux, groupes de bénévoles et une grande variété d’organismes ont contribué au partenariat HAIRE.

La transférabilité du projet HAIRE n’est pas seulement géographique, mais franchit aussi les frontières de multiples secteurs jusqu’à toucher des cibles inattendues. En effet, nous estimons que notre approche axée sur la personne pourrait être appliquée de manière plus large, par exemple pour résoudre le problème des sans-abris ou de l’addiction à la drogue. Pour de nombreuses communautés, il se pourrait que l’année 2021 et les suivantes représentent un chemin parsemé d’embuches. Nous ne doutons pas que le projet HAIRE relèvera le défi, et, loin de se contenter de cela, qu’il remettra à ces communautés les solutions et les outils qui leur permettront de s’épanouir au-delà de la pandémie.

One Year On: What Have We Achieved?

A year ago on 10th February, 2020, the fledgling HAIRE team sat down to eat together in a little bistro in Lille to celebrate the launch of the project, Healthy Ageing through Innovation in Rural Europe. It almost seems decadent in retrospect. No-one could have predicted the year that was to follow and the difficulties the world would face in the throes of a global pandemic.

Covid-19 struck at the heart of our target group, exacerbating the very problems HAIRE had been designed to address. Not only was access to health and wellbeing services made more difficult, our already vulnerable target suffered increased loneliness and isolation in many cases. Face to face interviews (HAIRE’s Guided Conversations) could not go ahead as originally planned. As Europe-wide lockdowns took hold, alternative methods to talk to older people had to be found, and fast.

Our first challenge was to secure a remote simultaneous interpretation platform so that we could easily talk to all of our European partners online. Thanks to everyone working together to find solutions, the Guided Conversations – the technique used to establish older people’s needs and desires – were adapted to take place virtually or by telephone according to participant and volunteer comfort. Crucially, they evolved with the unique situation in every locality. HAIRE’s place-based, person-centred approach was (and continues to be) carefully managed at every step of the toolkit adaptation, from content planning to execution. One of the features of the toolkit is the use of a site-specific image to help participants articulate their needs and desires in relation to both interior and exterior spaces. This co-design work involved all partners and brought about a deeper understanding of each others’ localities.

It is a testament to their commitment that throughout 2020 each partner continued to be fully engaged in the project despite Covid-19 obligations in their country. East Sussex County Council and Rother Voluntary Action hosted several online HAIRE-branded community talks for an Ageing Well festival, which other partners attended as well.

The level of every partner’s commitment has not waned even though each partner has had to flex their approach to other HAIRE activities and information gathering, such as the Neighbourhood Analysis and community reports. (These elements of the toolkit establish the extent and nature of individual social networks and connections, and what opportunities, such as activities and services, are available to participants in each community.) There too, partners have helped each other find workarounds and helped problem solve for each other in order to gather the data.

In our most recent partnership meeting, we used Sli.Do to ask partners for one word that describes the work of HAIRE. As the word bubble took shape, three words stood out: Empowering Community Together. So it is perhaps not surprising that, despite Covid-19 lockdowns and limited face to face contact with older people, we have overachieved on Enabler recruitment. Enablers are the volunteers and health professionals who are trained to use the HAIRE toolkit and conduct interviews with older people. We had an original recruitment target of 80 Enablers – and we now have 147, with 115 of them trained so far. And despite delays, we are on track to achieve 600 participants for the Guided Conversations: we have 282 recruited participants, with 126 having already started their conversations.

HAIRE is being designed with future users and sustainability in mind. Partners are already presenting the project to potential future users of the toolkit. In the UK, Devon Mind has introduced HAIRE and the team to CoLab Exeter, a cross-sector, multi-agency co-working hub that is home to some 35 different projects and services that work collaboratively. Other conversations have taken place between Sussex County Council, Rother Voluntary Action and Hastings Borough Council.

Across the 2Seas region, our partners have been talking to local governments’ social services departments; in Belgium, conversations have taken place with the Province of Antwerp and LiCalab (Living and Care Lab). In France, the University of Artois has developed a partnership with 30+ organisations in their area, called ‘Cluster Senior’; our French partners have also connected with the Interreg Project TICC, led by Buurtzorg. Pilot sites in all countries have been in regular contact with their Observer Partners. In total, the HAIRE partnership has engaged over 350 local groups, voluntary groups and a variety of organisations.

The transferability of HAIRE is not just geographic but also crosses sector boundaries to unexpected targets: we are seeing opportunities for its person-centred approach to be applied widely, e.g. tackling homelessness and drug addiction. 2021 and beyond may be a tough road for many communities. We are confident that HAIRE will not only rise to the challenge, but will also offer solutions and tools for communities to thrive beyond this pandemic.

 

What is Social Network Analysis?

The post this month comes from Sebastian Stevens and Rebecca Baines from the University of Plymouth, who have developed the Social Network Analysis component of the HAIRE toolkit.

What is a social network?

The term ‘social network’ is often used to describe online and offline connections between people. For this project, we use the term social network to mean the connections people have with one another in their local community. This could be people you enjoy spending time with, call upon for help and support, or share hobbies with.

What is social network analysis (SNA)?

Social network analysis (SNA) is a method often used in social research to measure, understand and visualise connections between people and organisations. It has many applications including mapping friendships, exploring health advice seeking behaviours and tracing contact patterns during disease outbreaks such as COVID-19.

Why are we interested in social networks?

There is increasing evidence to suggest that the size and make-up of a person’s network plays a vital role in their health and well-being. For example:

“Existing research has demonstrated the significance of social networks in relation to physical and emotional wellbeing” (Heenan: 2011)

However, creating and sustaining these networks in a rural and ageing environment can be particularly difficult:

“Aging adults living in rural communities have less access to and lower utilization of health care services; they rely heavily on available peer and family networks. Although social networks have been linked to positive mental and physical health outcomes, there is a lack of understanding about social networks in rural-dwellings” (Gannon et al: 2016)

Working together to map people’s networks, identifying potential gaps and finding ways to build new connections can therefore be incredibly important in supporting peoples health and wellbeing in a rural setting.

What role does SNA play within the HAIRE toolkit?

As part of the HAIRE toolkit, we have developed a SNA ‘tool’ in collaboration with community members and project partners that will:

  • Empower individual community members to review, reflect and discuss their own social networks and consider ways of growing and/or strengthening their connections with other people
  • Allows community organisations to understand how connected people feel to one another
  • Explore how social networks may differ between settings, countries and cultures.

Combined with the neighbourhood analysis and guided conversation tools, the social network tool will help provide a holistic understanding of an individual’s social connections, loneliness and isolation.

How will we capture the social networks of community members and what will we do with this information?

We will capture peoples networks through a series of short questions. These questions will be asked by a HAIRE enabler during each guided conversation with community members. Responses to these questions may then be used to inform the action plan that is created in partnership between the HAIRE enabler and community member.

In time, community members will be able to see a visualisation of their social network. This visualisation may help individuals to identify and reflect on the strength, gaps and opportunities within their social network.

We look forward to sharing insights about social networks in rural communities across Europe with you all very soon!

Seb and Rebecca work on the HAIRE project in collaboration with project partners and pilot sites. Led by Dr Arunangsu Chatterjee, Associate Professor of Digital Health & Education and Head of Digital Education at the University of Plymouth, Seb and Rebecca are providing academic support to the HAIRE project to help explore and understand the impact of social networks on health and wellbeing. To find out more about their research or The Centre for Health Technology, please click here.