L’impact du projet HAIRE : un portrait de notre site pilote à Feock (Translation)

Below is the French translation of an earlier blog post in English detailing the progress of HAIRE in the parish of Feock, one of our UK pilot sites. Thanks as always to our University of Exeter intern, Valentine Naude.

Cathy Whitmore, responsable administrative dans la paroisse civile de Feock au Royaume-Uni, est une interlocutrice fondamentale pour les différents membres de sa communauté. Durant cette dernière année, elle a passé le plus clair de son temps à répondre aux appels téléphoniques et à mettre en place des mesures d’assistance pour les membres de sa communauté – tout au long des divers confinements ainsi qu’au terme de ceux-ci. Elle a également rassemblé les points de vue de tous les intervenants qui jouent un rôle dans le perfectionnement et le développement de produits et de services visant à améliorer la vie des personnes âgées – et avant tout, les points de vue des personnes âgées elles-mêmes. Le projet HAIRE a donné l’opportunité aux résidents de parler de sujets qui leur tiennent à cœur.

Pendant cette période difficile, le projet a donné de la motivation, de l’énergie, et de l’assurance à tous ceux qui ont fait du bénévolat et travaillé au sein de la communauté, y compris les commerces, les écoles et les groupes religieux. L’esprit communautaire a été mis à rude épreuve tout au long de la pandémie ; dans un précédent article qui traitait de la bonté des bénévoles au plus fort de la crise COVID, nous remarquions que 150 bénévoles se sont portés volontaires pour venir en aide aux autres villageois. Pour cette raison, Feock n’a pas eu la moindre difficulté à recruter des « Aidants HAIRE » – il s’agit des bénévoles qui viennent à la rencontre des personne âgées pour mieux comprendre leurs attentes et leurs besoins. Il y a même eu un surplus de 50% en matière d’Aidants HAIRE recrutés dans la paroisse civile, ce qui a surpassé toutes les attentes.

Une interview récente, réalisée à Feock avec la bénévole Sue Thomas, est parue durant l’évènement en ligne « Virtual Voyage », créé par Interreg 2 Mers – qui finance notre projet – à l’occasion de la Journée de la Coopération Européenne le 21 septembre 2021. Sue a rejoint le projet dans l’intention de venir en aide à la communauté locale. Dans le cadre du processus de préparation des Aidants HAIRE, elle a suivi des séances de formation visant à inculquer aux bénévoles des compétences d’écoute, d’interview, de protection et d’autres encore, qui pourraient bénéficier non seulement aux individus, mais aussi à l’ensemble de la communauté. Alors qu’Interreg mettait en valeur le travail de tous ceux qui se trouvent sur le terrain à travers la zone européenne des 2 Mers, nous avons eu un aperçu des résultats obtenus par les bénévoles de Feock. Vous pouvez accéder à l’interview de Sue sur YouTube ici.

Selon Cathy, le projet a créé un point de ralliement pour les personnalités notables de la communauté – celles qui tissent des liens sociaux et celles qui les influencent. Il s’agit de personnes qui faisaient déjà du bénévolat, en proposant et en dirigeant des activités de groupe, et les membres des conseils, par exemple – toutes des personnes qui ont un intérêt direct dans l’amélioration de la vie de nos séniors. Travailler ensemble sur le thème central du bien vieillir permettra à terme d’ouvrir la voie à des solutions plus solides et interconnectées. La paroisse civile de Feock est constituée de plusieurs communautés, et le projet HAIRE leur a permis de se considérer comme une seule famille de villages réunis dans la paroisse civile de Feock, avec des problèmes et des préoccupations similaires, plutôt que des entités indépendantes sur une échelle d’importance et de statut, afin que plus de personnes puissent bénéficier des initiatives locales.

Le projet HAIRE a inspiré ses nouveaux participants et les a incités à présenter leurs idées et proposer leur aide. Un projet intergénérationnel a été lancé par un artiste local qui a découvert le projet HAIRE en discutant avec l’équipe, et ils sont maintenant en train de planifier un « Festival Memory Shanty ». Les séniors de la communauté feront le récit de leur vie et partageront leur point de vue unique avec des écoliers, qui travailleront avec des musiciens pour composer des chansons de marin basées sur les vies réelles de leur communauté. De manière générale, le projet HAIRE a donné l’opportunité aux gens de faire preuve de créativité et d’originalité – il n’y a « pas de mauvaise idée ». Il y a quelque chose de très puissant à voir les idées des uns et des autres se transformer en action positive.

Les conversations avec les participants ont amélioré notre compréhension des changements qui jalonnent le cours d’une vie, et de leur impact à un niveau multigénérationnel. Le vieillissement nous impacte tous, pas seulement les « personnes âgées ». Le danger d’un monde qui se rétrécit au fur et à mesure que l’on vieillit, nous exposant à la solitude, est largement reconnu. Sachant cela, les individus peuvent commencer plus tôt à planifier leur avenir, avec la participation d’organismes d’assistance.

Tous les sites pilotes visent à améliorer les services qui sont déjà en place et qui jouent un rôle important, ainsi qu’à établir un lien avec eux. A Feock, l’importance et la disponibilité croissantes de la prescription sociale permet aux résidents d’être dirigés vers des activités locales pour une multitude de raisons différentes, par exemple la perte d’un être cher, l’anxiété ou la solitude. Les bénévoles du projet HAIRE sont disponibles pour se mettre en binôme avec des membres de la communauté en fonction de leurs intérêts – par exemple la natation, le jardinage ou la promenade. Les bénévoles les accompagnent en leur tenant la main (métaphoriquement) pour les aider à découvrir ou redécouvrir certaines activités sociales, et ainsi développer confiance et relations. L’équipe a développé une liste « Que se passe-t-il ? » et un « Répertoire des groupes, services, et assistances téléphoniques » pouvant être envoyés aux résidents, qui sont plus tard contactés par téléphone et se voient offrir la possibilité de conseils supplémentaires et d’assistance s’ils en ont besoin à l’avenir. Toutes les activités organisées dans la paroisse civile sont annoncées et révisées de façon régulière dans un format accessible et inclusif.

Les ateliers CREATE qui ont eu lieu pendant la période estivale ont rassemblé tous ces individus dans un espace de tolérance pour qu’ils puissent partager leurs idées, exprimer leurs opinions, et se sentir écoutés et respectés. Le projet HAIRE a pu répondre aux remarques et à la demande en solutions rapides qui pourraient être développées sur le long terme. Il faut noter que le travail de vérification autour de la pertinence des services existants et le travail de création de nouveaux services ne s’arrêteront pas quand l’étude touchera à sa fin. Les communautés impliquées sont en train de développer un type de compétences et d’opportunités qui peuvent réellement changer les choses, et qui pourront évoluer avec leur temps jusqu’à garantir une culture d’écoute et d’apprentissage aussi naturelle que florissante, qui engendrera une action positive et adaptée aux personnes âgées.

Le projet HAIRE fait appel à ses intervenants à intervalles réguliers et de façon différente tout au long du projet, tandis que nous continuons de promouvoir un changement global et durable du système ainsi que d’amorcer et de développer des modèles innovatifs de prestation des services. Dans cette perspective, nous organisons régulièrement des réunions de groupe pour établir une ligne directrice, par exemple la « HAIRE Action Group Meeting » de la paroisse civile de Feock, qui a eu lieu en Septembre 2021.

The impact of HAIRE: A profile from our Cornish pilot site in Feock, UK

Cathy Whitmore, HAIRE’s administrative officer in the Parish of Feock, UK, is a key point of contact for community members. Over the last year, Cathy has spent her time fielding phone calls and organising support for community members throughout the various lockdowns and beyond, and collating points of view from all stakeholders invested in the improvement and development of products and services that aspire to support and enhance the lives of older people – most importantly from older people themselves. HAIRE has offered residents an opportunity to speak up on matters close to their hearts.

The project has provided a sense of purpose, energy, and confidence during a difficult period for those volunteering or working in the community, including businesses, schools and faith groups. The spirit of community has been tested throughout the pandemic; in a previous post discussing the kindness of volunteers at the peak of the covid crisis, 150 volunteers come forward to help their fellow villagers. Because of that, Feock had no difficulties recruiting “HAIRE Enablers” – these are the volunteers who meet with older people to understand their needs and service desires. In fact, there was a 50% over-recruitment of volunteer HAIRE Enablers in the parish, which exceeded all expectations.

A recent interview with volunteer Sue Thomas in Feock featured in our project funder Interreg 2 Seas‘ “Virtual Voyage” online event, which was created for European Cooperation Day on September 21, 2021. Sue joined the project in order to help and support her local community. As part of the HAIRE volunteer preparation process, Sue took part in training sessions designed to provide skills in listening, interviewing, safeguarding and other skills that not only benefit the individual, but the community as a whole. With Interreg showcasing the work of people on the ground all over the 2 Seas area in Europe, we were given a glimpse into Feock volunteers’ achievements. Sue’s interview can be accessed on YouTube here.

Cathy said the project has created a rallying point for key figures in the community – social weavers and influencers. These are people already involved in volunteering, offering and running group activities, and council members, for example – all people who have a vested interested in making the lives of our older people better. To work together on the central theme of healthy ageing will ultimately enable stronger and more linked up solutions. Feock Parish is made up of several communities, and HAIRE has enabled them to envisage themselves as a family of villages within Feock Parish, with similar issues and concerns, rather than separate entities on a scale of importance and status, so that more people can benefit from local initiatives.

HAIRE has given inspiration and motivated fresh personnel to come forward with ideas and offers of support. An intergenerational project has been initiated by a local artist who discovered HAIRE through conversations with the team and they are now putting together plans for a “Memory Shanty Festival.” Older people in the community will share their life stories and unique points of view with schoolchildren, who will work with musicians to produce sea shanties based on real lives in their community. In general, HAIRE has provided people with an opportunity to be creative and innovative – there is “no such thing as a wrong idea”. There is something very powerful in seeing one’s ideas turn into positive action.

The conversations with participants have provided a better understanding of life changes and their impact on a multi-generational level. Ageing impacts us all, not just “older adults”. There is widespread recognition of the danger of a shrinking life world as we age, which puts us at risk of loneliness. Knowing this, it means individuals can start to plan for the future earlier, with the involvement of supporting organisations.

All pilot sites aim to improve the services already in place that have value and link in to them. In Feock, social prescribing’s growing importance and availability means that residents can be signposted to local activities for a range of different reasons, including bereavement, anxiety or loneliness. HAIRE’s volunteers are available “buddy up” with community members depending on their interest – such as swimming, gardening or walking.

The volunteers provide a guiding ‘hand-hold’ to help people discover or return to social activities, developing trust and relationships. The team has created a ‘What’s On’ list and ‘Directory of Groups, Service, and Helplines’ which can be sent to residents, who are later contacted by telephone and given the offer for further advice and support if required in the future. All the activities in the parish are advertised and reviewed on a regular basis in an accessible and inclusive format. They even advertise opportunities in a community phone box.

The CREATE workshops held throughout the summer months brought people together in a safe place to share ideas, voice opinions and feel listened to and respected. HAIRE has been able to respond to comments and requests to make quick wins in the short term with opportunities to grow in the long term.

We are all thankful for the work of the amazing volunteers involved in this project. During June’s National Volunteer Month, service users were asked for any comments they would like to pass on to Feock’s volunteers as well as posting on Facebook pages for anyone who would like to thank a member of the community for their support. A beautiful “thank you tree” was put together by a talented resident and used as a backdrop to the CREATE workshop sessions.

Importantly, the work to look at the relevance of services and the creation of new ones won’t just “stop” when the research comes to an end. The communities involved are developing the sorts of skills and opportunities that can really make a difference and can evolve with the times to ensure an organic, thriving culture of listening and learning for positive, age-friendly action with the voices of residents at the fore.

The HAIRE project involves its stakeholders at regular intervals and in different ways throughout the project as we continue to pursue widespread, sustainable system change and to initiate and support innovative models of service delivery. One element of this is to hold regular steering group meetings, such as the Parish of Feock’s HAIRE Action Group Meeting. This took place in September 2021.

CREATE: New Models of Service Delivery (Spanish Translation)

One of the aims of HAIRE is to develop new models of service delivery for older people. In April and May of this year, we began our CREATE process, a participatory journey for stakeholders to develop social innovations. We wrote about this here in English and French (courtesy of Valentine Naude, our French intern). The university runs a Masters degree in Translation Studies, and as a result we now have this blog in a third language – Spanish! – thanks to student Amanda Ferguson.

CREATE: Nuevos modelos de prestación de servicios para personas mayores

 Ha sido una primavera fría y recia para todos los miembros de la comunidad HAIRE: el Reino Unido registró la temperatura más baja en abril desde 1922. Sin embargo, hoy brilla el sol y nos sentimos más esperanzados mientras nos preparamos para el verano y la apertura de nuestras comunidades. A finales de abril, los colaboradores de HAIRE habían elaborado los primeros borradores de los informes comunitarios de nuestras zonas piloto, que combinan la información obtenida en las conversaciones guiadas, los planes de acción y el análisis de los barrios. Nuestros colaboradores se preparan ahora para nuestro próximo gran reto: crear conjuntamente una prestación de servicios innovadora en los lugares piloto y fuera de ellos que responda a los retos identificados en sus zonas. Algunos retos son exclusivos de los centros piloto y otros se derivan de problemas comunes en la Europa rural.

A lo largo del mes de mayo, los colaboradores han recogido ideas y se han reunido con sus voluntarios, partes interesadas y comunidades de una manera extraordinaria. Por ejemplo, en East Sussex, los facilitadores de HAIRE han salido a pasear con su comunidad, y este acto de hacer que los voluntarios hablen con los miembros de la comunidad realmente los involucra en el proceso de generación de ideas y hace una aportación poderosa y profunda.

Aprovechando su experiencia en el pilotaje de acciones a nivel local, los colaboradores, las personas mayores, los colaboradores locales, los voluntarios y las agencias se reunirán en junio en un taller conjunto CREATE – Crossborder European Activity Testing Exercise (en español: Ejercicio Transfronterizo de Comprobación de la Actividad Europea) para compartir sus experiencias y apoyarse y asesorarse mutuamente. Los colaboradores se organizarán en Grupos de Aprendizaje en Acción, grupos transfronterizos que quieren trabajar juntos en innovaciones compartidas. El aprendizaje en acción es uno de los métodos que utilizan los programas eficaces para ayudar a los participantes a aplicar el aprendizaje en un grupo de apoyo. Este enfoque anima a los colaboradores a darle sentido desde la propia experiencia y apoya un auténtico intercambio transfronterizo de ideas.

También estamos aprovechando los talleres CREATE de junio para “conocernos” más personalmente. Todas las restricciones por el coronavirus han hecho que no hayamos podido viajar ni reunirnos con nuestros homólogos de los distintos países. La interacción con otros tendrá que esperar un poco más, pero hemos integrado un taller de escritura creativa en las sesiones, en el que veremos poemas sobre el envejecimiento en todos nuestros idiomas, nos escucharemos hablar en nuestras lenguas maternas y escribiremos y compartiremos nuestras propias experiencias personales y culturales sobre el envejecimiento. El ambiente de apoyo mutuo, la experiencia compartida y el aprendizaje cultural proporcionarán otra capa de profundidad y comprensión en nuestro intercambio transfronterizo mientras nos dirigimos hacia un cambio positivo para nuestras personas mayores.

Aquí está uno de nuestros poemas elegidos.

Larga vida, escrita por Elaine Feinstein

Finales de verano. El sol brilla. El eucalipto.
Es una fortuna más allá de cualquier merecedor
estar todavía aquí, sin más preocupaciones que las cotidianas,
ordenando plácidamente versos.
Contemplo un palo de canela
atado con rafia, los pinzones
en la hierba, y un arbusto rechoncho
que este año engendró un limón.
Estos días hablo menos de la muerte
que de los misterios de la supervivencia. Ya no
me siento sola, aún no soy frágil, y
después de la operación, reconozco cada respiración
como un milagro. Puede que mi generación no sea
ágil, pero perdónanos,
nos gustaría aguantar, tercamente
satisfechos – incluso mientras envejecemos.

CREATE: New Models of Service Delivery for Older People

(This blog is written in English and French – please scroll to the end for the French language version.)

It’s been a cold and reluctant spring for us all in the HAIRE community: the UK saw the lowest April temperature since 1922. The sun is shining today, however, and we are feeling more hopeful as we get ready for summer and the opening up of our communities. By the end of April, HAIRE partners had compiled the initial Community Report drafts for our pilot areas, which combines information gleaned from Guided Conversations, Action Plans and Neighbourhood Analysis. Our partners are now preparing for our next major challenge: co-creating innovative service delivery in the pilot sites and beyond that respond to the challenges identified in their areas. Some challenges are unique to the pilot sites and some stem from issues that are commonplace in rural Europe.

For the past several weeks, the University of Exeter has been hosting drop-in Teams sessions for all partners to discuss progress and to share participatory methods for innovation and idea generation. We’ve looked at such techniques as mind-mapping and Q-sorting. We’ve discussed key practical considerations, such as tailoring sessions to different audiences and sizes and making sure all the exercises are inclusive. Our colleague Femke Verthé at iDROPS – a Belgian organisation skilled in social innovation development – led sessions on Human Centred Design Thinking, a participatory tool for inspiration, ideation, focusing and prototyping.

Throughout May, partners have been gathering ideas and meeting with their volunteers, stakeholders and communities in unique ways. For example, in East Sussex, the HAIRE enablers have been going on walks with their community, and this act of getting volunteers to talk to the community members really engages them in the idea generation process and makes for powerful, insightful input.

Drawing on their experience of piloting actions locally, the partners, older people, local partners, volunteers and agencies will come together in June in a joint CREATE workshop (Crossborder European Activity Testing Exercise) to share their experiences and support and mentor each other. Partners will organise themselves into Action Learning Sets, cross-border groups that want to work on shared innovations together. Action Learning is one of the methods effective programmes use to help participants apply learning in a support group. This approach encourages partners to make meaning from direct experience and supports genuine cross-border idea exchange.

We are also taking the time during the June CREATE workshops to “get to know each other” more personally. All the Covid restrictions have meant we haven’t been able to travel or meet with our counterparts in different countries. The socialising will have to wait a little longer, but we’ve integrated a creative writing workshop into the sessions, in which we’ll look at poems about ageing in all our languages, listen to each other speak in our native tongues, and write and share our own personal and cultural experiences of ageing. The atmosphere of mutual support, shared experience and cultural learning will provide another layer of depth and understanding in our cross-border exchange as we drive towards positive change for our older people.

Here’s one of our chosen poems.

Long Life, by Elaine Feinstein

Late Summer. Sunshine. The eucalyptus tree.
It is a fortune beyond any deserving
to be still here, with no more than everyday worries,
placidly arranging lines of poetry.

I consider a stick of cinammon
bound in raffia, finches
in the grass, and a stubby bush
which this year mothered a lemon.

These days I speak less of death
than the mysteries of survival. I am
no longer lonely, not yet frail, and
after surgery, recognise each breath

as a miracle. My generation may not be
nimble but, forgive us,
we’d like to hold on, stubbornly
content – even while ageing.

French Translation follows:

Ce fut un printemps frileux pour la communauté HAIRE, le Royaume-Uni ayant connu ses températures les plus basses depuis 1922 pour un mois d’avril. Aujourd’hui cependant, le soleil brille, et l’optimisme est lui aussi au rendez-vous alors que nous nous préparons en vue de l’été et de la réouverture de nos communautés. D’ici la fin du mois d’avril, les partenaires du projet HAIRE auront compilé les versions préliminaires des premiers rapports communautaires de nos sites pilotes, qui cumulent les informations récoltées lors des Conversations Guidées, des Plans d’Actions et des Analyses de Voisinage. Nos partenaires se préparent désormais à affronter notre prochain grand défi : non seulement cocréer une prestation des services innovante au sein de chaque site pilote, mais aussi résoudre les problèmes qu’ils ont distingués dans leur région respective. Certains problèmes sont propres à leur site pilote tandis que d’autres découlent de problèmes répandus en Europe rurale.

Ces dernières semaines, l’Université d’Exeter a animé des séances de discussion ouvertes sur Microsoft Teams, afin que tous les partenaires puissent discuter de l’avancée du projet et partager des méthodes participatives d’innovation et de conception de nouvelles idées. Nous avons testé des techniques comme la carte heuristique ou le Q-sort. Nous avons débattu de sujets clefs d’ordre pratique, par exemple comment adapter les séances à des publics différents et des groupes de tailles différentes, et comment s’assurer que tous les exercices sont inclusifs. Notre collègue Femke Verthé, de la société belge iDROPS – spécialisée dans le développement de l’innovation sociale –, a animé des séances sur le Design Centré sur l’Humain, un outil participatif d’inspiration, d’idéation, de concentration et de prototypage.

Au cours du mois de mai, nos partenaires ont recueilli les idées des uns et des autres et ont rencontré bénévoles, intervenants et communautés par le biais de méthodes uniques. Par exemple, dans le Sussex de l’Est, les Aidants HAIRE font régulièrement des promenades avec les membres de leur communauté. Cette démarche d’échange entre les bénévoles et la communauté les implique réellement dans le processus de conception de nouvelles idées, apportant au projet une contribution percutante et instructive.

Mettant à profit leur expérience pour mener des actions à l’échelle locale, les partenaires, les personnes âgées, les partenaires locaux, les bénévoles et les organismes se réuniront en juin lors d’un atelier CREATE (« Crossborder European Activity Testing Exercise ») commun, afin de partager leurs expériences ainsi que se soutenir et se guider mutuellement. Les partenaires se répartiront dans des « Sets de formation-action », des groupes transnationaux désirant travailler ensemble sur des innovations communes. La formation-action est l’une des méthodes que les programmes efficaces utilisent pour aider les participants à appliquer les notions apprises dans un groupe de soutien. Cette approche encourage les partenaires à trouver du sens dans leurs expériences directes et promeut un véritable échange d’idées à travers les frontières.

Pendant les ateliers CREATE de juin, nous prenons également le temps « d’apprendre à se connaître » de façon plus personnelle. Toutes les restrictions relatives au COVID19 nous ont empêchés de voyager ou de rencontrer nos homologues d’autres pays. Le retour de la vie sociale devra attendre encore un peu, mais nous avons mis en place un atelier de création littéraire parmi les différentes sessions. Cet atelier nous donnera l’occasion de découvrir des poèmes sur le vieillissement dans toutes nos langues, d’écouter les uns et les autres parler dans leur langue maternelle, et d’écrire et de partager notre propre expérience personnelle et culturelle du vieillissement. Cette atmosphère de soutien mutuel, de partage d’expérience et d’apprentissage culturel apportera une nouvelle dimension de profondeur et de compréhension à notre échange transnational, alors que nous avançons vers un changement positif pour nos personnes âgées.

Voici l’un des poèmes que nous avons choisis:

Longue vie, par Elaine Feinstein

 

Fin d’été. Soleil. L’eucalyptus.

C’est une chance que nul ne mérite

d’être encore ici, avec des soucis de tous les jours et rien de plus,

à placidement accorder des vers de poésie.

 

J’examine un bâton de cannelle

enroulé de raphia, des pinsons

sur l’herbe, et le buisson râblé

qui cette année a donné naissance à un citron.

 

Ces temps-ci je parle moins de la mort

que des mystères de la survie. Je ne suis

plus seul, pas encore chétif, et

depuis l’opération, je réalise que chaque souffle

 

Est un miracle. Ma génération n’est peut-être pas

preste mais, pardonnez-nous,

nous voulons tenir bon, obstinément

satisfaits – même en vieillissant.

 

Un an plus tard : Qu’avons-nous accompli ?

The HAIRE team at Exeter is pleased to have an MA Translation Studies intern, Valentine Naude, on board for a few months. This is the first of our dual language blogs. Welcome, Valentine!

Il y a un an de cela, le 10 février 2020, une toute nouvelle équipe s’est réunie autour d’un repas dans un petit bistrot de Lille pour célébrer le lancement du projet HAIRE, « bien vieillir grâce à l’innovation en Europe rurale » [en anglais « Healthy Aging through Innovation in Rural Europe »]. Voilà qui semble presque décadent, désormais : personne n’aurait pu prédire l’année qui suivrait et les difficultés que nous rencontrerions tous dans les affres d’une pandémie mondiale.

Le Covid-19 a beaucoup affecté notre groupe cible, exacerbant les problèmes que le projet HAIRE était précisément destiné à résoudre. Non seulement l’accès aux soins (santé et bien-être) est devenu plus difficile, mais notre groupe cible, déjà vulnérable, a encore plus souffert de la solitude et de l’isolation dans bien des cas. Les entretiens en face à face (les « Conversations Guidées » du projet HAIRE) n’ont pas pu se dérouler comme prévu. Alors que toute l’Europe s’est confinée, il a fallu trouver en toute urgence des solutions alternatives pour communiquer avec les personnes âgées.

Le premier défi a été de mettre en place une plateforme d’interprétation simultanée à distance, afin de faciliter la communication virtuelle avec nos partenaires européens. Grâce à nos efforts communs, nous avons pu adapter les Conversations Guidées – l’outil qui nous permet d’identifier les besoins et les désirs des personnes âgées – pour qu’elles soient menées en ligne ou par téléphone, selon les préférences du participant et du bénévole. Elles ont aussi et surtout évolué en fonction de la situation propre à chaque localité. Adaptée au milieu et axée sur la personne, l’approche adoptée par le projet HAIRE a été (et continue d’être) modulée avec soin à chaque étape d’adaptation de la « boîte à outils », depuis la planification du contenu jusqu’à son exécution. Une des caractéristiques de la boîte à outils consiste à utiliser une image propre à la localité du participant, de façon à l’aider à formuler ses besoins et ses désirs vis-à-vis d’espaces autant intérieurs qu’extérieurs. Tous les partenaires du projet ont contribué à ce travail de cocréation et ont été amenés à mieux connaître les localités de chacun.

Rien ne témoigne plus de leur engagement que l’implication indéfectible dont ils ont tous fait preuve au cours de l’année 2020 en dépit des restrictions relatives au Covid-19 dans leurs pays respectifs. A l’occasion d’un « Festival Bien Vieillir » [en anglais « Ageing Well Festival »], le conseil général du Sussex de l’Est et Rother Voluntary Action [organisme bénévole de la même région] ont animé de multiples dialogues communautaires en ligne pour le projet HAIRE, auxquels d’autres partenaires ont également assisté.

Tous nos partenaires n’ont cessé de donner d’eux-mêmes, et ce malgré la nécessité d’adapter leur approche aux autres actions entreprises par le projet HAIRE et aux collectes de données, par exemple « l’Analyse du Quartier » et les rapports des collectivités. (Ces composants de la boîte à outils permettent de mesurer et d’identifier le réseau social et les connexions de chaque individu, ainsi que de déterminer les opportunités – par exemple les activités ou les services – auxquelles les participants ont accès dans chaque communauté.) Là encore, les partenaires se sont entraidés pour trouver des solutions alternatives et résoudre mutuellement les problèmes intervenus dans la collecte des données.

Lors de notre dernière réunion entre partenaires, nous avons demandé à chacun de décrire le travail réalisé par le projet HAIRE en un mot, par le biais de l’application web Slido. La bulle de mots a peu à peu pris forme et trois mots se sont démarqués : Autonomiser [en anglais « empowering »] Communauté Ensemble. A la lumière de cela, on ne s’étonnera pas de voir que nous avons dépassé notre objectif de recrutement d’Aidants en dépit des confinements et d’un contact présentiel limité avec les personnes âgées. Les Aidants sont les bénévoles et les professionnels de la santé qui ont été formés pour utiliser la boite à outils du projet HAIRE et diriger des entretiens avec les personnes âgées. Au départ, notre objectif de recrutement était de 80 Aidants ; nous en avons maintenant 147, dont 115 qui ont reçu leur formation. Bien que nous ayons été retardés, nous sommes en voie d’atteindre un total de 600 participants aux Conversations Guidées : nous avons recruté 282 participants parmi lesquels 126 ont déjà commencé leurs conversations.

Dans sa conception, le projet HAIRE prend en compte ses futurs utilisateurs ainsi que le souci de la durabilité. Nos partenaires sont déjà en train de présenter le projet à de potentiels futurs utilisateurs de la boite à outils. Au Royaume-Uni, Devon Mind [association caritative axée sur la santé mentale] a présenté le projet HAIRE et son équipe à CoLab Exeter, un centre de cotravail intersectoriel et pluri-institutions sous le toit duquel environ 35 différents projets et services travaillent ensemble. Des échanges ont également eu lieu entre le conseil général du Sussex, Rother Voluntary Action et le conseil d’arrondissement de Hastings. D’un bout à l’autre de la région des 2Mers, nos partenaires sont en conversation avec les services sociaux des autorités locales ; en Belgique, des échanges ont eu lieu avec la Province d’Anvers et LiCalab (« Living and Care Lab »). En France, l’Université d’Artois a mis en place un partenariat – baptisé le « Cluster Senior » – entre plus de 30 organismes de la région; nos partenaires français se sont aussi associés au projet Interreg TICC, dirigé par Buurtzorg. Dans tous les pays, les sites pilotes maintiennent un contact régulier avec leur partenaire observateur. Au total, plus de 350 groupes locaux, groupes de bénévoles et une grande variété d’organismes ont contribué au partenariat HAIRE.

La transférabilité du projet HAIRE n’est pas seulement géographique, mais franchit aussi les frontières de multiples secteurs jusqu’à toucher des cibles inattendues. En effet, nous estimons que notre approche axée sur la personne pourrait être appliquée de manière plus large, par exemple pour résoudre le problème des sans-abris ou de l’addiction à la drogue. Pour de nombreuses communautés, il se pourrait que l’année 2021 et les suivantes représentent un chemin parsemé d’embuches. Nous ne doutons pas que le projet HAIRE relèvera le défi, et, loin de se contenter de cela, qu’il remettra à ces communautés les solutions et les outils qui leur permettront de s’épanouir au-delà de la pandémie.

One Year On: What Have We Achieved?

A year ago on 10th February, 2020, the fledgling HAIRE team sat down to eat together in a little bistro in Lille to celebrate the launch of the project, Healthy Ageing through Innovation in Rural Europe. It almost seems decadent in retrospect. No-one could have predicted the year that was to follow and the difficulties the world would face in the throes of a global pandemic.

Covid-19 struck at the heart of our target group, exacerbating the very problems HAIRE had been designed to address. Not only was access to health and wellbeing services made more difficult, our already vulnerable target suffered increased loneliness and isolation in many cases. Face to face interviews (HAIRE’s Guided Conversations) could not go ahead as originally planned. As Europe-wide lockdowns took hold, alternative methods to talk to older people had to be found, and fast.

Our first challenge was to secure a remote simultaneous interpretation platform so that we could easily talk to all of our European partners online. Thanks to everyone working together to find solutions, the Guided Conversations – the technique used to establish older people’s needs and desires – were adapted to take place virtually or by telephone according to participant and volunteer comfort. Crucially, they evolved with the unique situation in every locality. HAIRE’s place-based, person-centred approach was (and continues to be) carefully managed at every step of the toolkit adaptation, from content planning to execution. One of the features of the toolkit is the use of a site-specific image to help participants articulate their needs and desires in relation to both interior and exterior spaces. This co-design work involved all partners and brought about a deeper understanding of each others’ localities.

It is a testament to their commitment that throughout 2020 each partner continued to be fully engaged in the project despite Covid-19 obligations in their country. East Sussex County Council and Rother Voluntary Action hosted several online HAIRE-branded community talks for an Ageing Well festival, which other partners attended as well.

The level of every partner’s commitment has not waned even though each partner has had to flex their approach to other HAIRE activities and information gathering, such as the Neighbourhood Analysis and community reports. (These elements of the toolkit establish the extent and nature of individual social networks and connections, and what opportunities, such as activities and services, are available to participants in each community.) There too, partners have helped each other find workarounds and helped problem solve for each other in order to gather the data.

In our most recent partnership meeting, we used Sli.Do to ask partners for one word that describes the work of HAIRE. As the word bubble took shape, three words stood out: Empowering Community Together. So it is perhaps not surprising that, despite Covid-19 lockdowns and limited face to face contact with older people, we have overachieved on Enabler recruitment. Enablers are the volunteers and health professionals who are trained to use the HAIRE toolkit and conduct interviews with older people. We had an original recruitment target of 80 Enablers – and we now have 147, with 115 of them trained so far. And despite delays, we are on track to achieve 600 participants for the Guided Conversations: we have 282 recruited participants, with 126 having already started their conversations.

HAIRE is being designed with future users and sustainability in mind. Partners are already presenting the project to potential future users of the toolkit. In the UK, Devon Mind has introduced HAIRE and the team to CoLab Exeter, a cross-sector, multi-agency co-working hub that is home to some 35 different projects and services that work collaboratively. Other conversations have taken place between Sussex County Council, Rother Voluntary Action and Hastings Borough Council.

Across the 2Seas region, our partners have been talking to local governments’ social services departments; in Belgium, conversations have taken place with the Province of Antwerp and LiCalab (Living and Care Lab). In France, the University of Artois has developed a partnership with 30+ organisations in their area, called ‘Cluster Senior’; our French partners have also connected with the Interreg Project TICC, led by Buurtzorg. Pilot sites in all countries have been in regular contact with their Observer Partners. In total, the HAIRE partnership has engaged over 350 local groups, voluntary groups and a variety of organisations.

The transferability of HAIRE is not just geographic but also crosses sector boundaries to unexpected targets: we are seeing opportunities for its person-centred approach to be applied widely, e.g. tackling homelessness and drug addiction. 2021 and beyond may be a tough road for many communities. We are confident that HAIRE will not only rise to the challenge, but will also offer solutions and tools for communities to thrive beyond this pandemic.

 

Cross-border cooperation in action: early use of the HAIRE tool in the Netherlands

    

This month our research partner Kim Boes of Solidarity University describes the adaptation of the HAIRE tool in the Netherlands in the context of COVID-19.

The Social Work and Welfare Foundation Eastern Scheldt Region (SMWO) is a broad welfare institution in the Netherlands that provides services in the fields of social work, welfare and sports and exercise. Due to the COVID-19 crisis, SMWO social workers in Goes, a HAIRE pilot site, felt the urgent need to stay in contact with elderly and vulnerable people using our Guided Conversation technique. A vital component of the HAIRE toolkit, the Guided Conversation is a person-centred tool using a variety of different prompts and imagery that allows people to reflect on their own needs, desires, interests and aspirations, so it is ideally suited to getting to the heart of what matters to people at this extraordinary time.

Training in how to use the HAIRE toolkit is planned across the partnership for autumn, but the team decided to move this process forward and let social workers in Goes use the Guided Conversation tool for the contact moments they already had planned with elderly and vulnerable people. An English-language version of the Guided Conversation had been developed with the input of all partners, but it was vital to ensure it was adapted for the current Dutch context, so we worked in close collaboration with the social workers at SMWO, since they know their community best.

By the end of May, we decided to start testing the Guided Conversation. Three social workers from SMWO were going to interview three people each in June. In early July we planned a feedback session to discuss their experiences. We were very pleased with the results. We decided the social workers would continue using the Guided Conversation over the summer since they felt these conversations really support the work they are doing. The social workers felt the Guided Conversation tool helped them get to know the participants’ needs very well, and both interviewer and participant were enthusiastic about using it:

“It was very nice and interesting to do the interviews.” (Social worker)

“It’s amazing how open people are in those conversations. Lovely conversations arise!” (Social worker)

We discussed the social workers’ first experiences and reviewed where things needed to change in the Guided Conversation as well as what aspects should be covered in the autumn training sessions. One important thing to consider further is the dependency relationship between social workers and the participant, meaning that as they get to know each other more, there is a risk that they will worry personally about each other. There is a need to make sure all volunteers have appropriate support and have clear boundaries – this is something that social work organisations have built into their practice, and we will need to ensure the volunteers are protected throughout the HAIRE network as the study moves forward.

Other partners are hoping to start working with Guided Conversations as early as they can. Our Belgian partners in Poperinge and Laakdal expressed their wish to start using the Guided Conversation tool in their communities and asked us to share our experiences with them. We have been knowledge-sharing with them as well as with our lead partner, the University of Exeter. As a result, Poperinge and Laakdal are looking into using our test version, which will need mildly adjusting to the Belgian context. We decided to have another experience-sharing session once they have conducted some Guided Conversations. This is also important for us since their experience could again help us in developing our toolkit.

The conversation is always open between all the partners as we develop and refine HAIRE’s Guided Conversation. The more they are tested and used, the more we discover how to really make the tool work best for the participants. The head start to the programme means that the learning can be incorporated into the Train the Trainers programme planned for September, and the stories of how the Guided Conversation has worked so far will be invaluable for all HAIRE partners. They can feel comfortable going out into the field.

Kim Boes is a researcher at the Solidarity University. She is involved in setting up the pilot sites in The Netherlands and works on developing the HAIRE toolbox together with all partners. Kim is also a PhD researcher at the University of Antwerp, focusing her dissertation on the micro dynamics of social innovation in rural areas. 

 

Working Together in Lockdown

This month, Dr Shuks Esmene, HAIRE Research Fellow, provides an update on research co-design and development through lockdown.

Despite the difficulties posed by COVID-19 and the restrictions of lockdown, HAIRE’s activities around co-designing research tools appropriate to our specific pilot sites is underway and progressing. With our target group, the over 60s, among the most vulnerable, we had – and still have – to be creative and open minded about alternative ways of reaching our participants and volunteers, and planning with our research and delivery partners has, of course, been restricted to online activity only.

Thus, in the absence of being able to meet with people face to face, we adapted our partner engagement activities and co-design workshops to run virtually. We’ve done guided conversation workshops developing toolkits, discussing cultural context and sharing stories about how people use their spaces in different countries. We are working with our partners in the Netherlands, France and Belgium in new ways all the time – evidenced by our tweets!

Lockdown poses challenges around sharing highly visual and participatory materials, but we were able to receive valuable feedback through our continued and open approach to communicating with our partners. Technology has allowed us to carry on with our research despite the barriers. To date, we have produced first iterations of conversational and visual prompts that we’ll be using with participants. Each location has both shared and unique issues to explore, and the way we use the images will allow each participant to make their own connections and stories and needs and ideas. We have been working on training guidelines so that volunteers will be confident using the visual materials and prompts.

This is an example of the initial imagery inspired and created with our partners in the Cornish pilot site at Feock, which will form part of the guided conversation with older people in the local area. These images are from a specific part of the Feock pilot site. Images from other areas of the pilot site will be added to the design before a final version is produced.

Our continued and open approach to communication has helped us respond to support some partners who have asked for additional tools in the face of Covid-19. We are currently working with our Dutch partners to scope the feasibility of rolling out a conversational tool that social workers in their pilot site can use now, while issues like loneliness are starkly evident. The aim of this is to try and understand the challenges individuals have faced due to the pandemic and how local resources can be used to support them to overcome these challenges. This will also provide our partners with insights into which local resources need development, or where there are gaps that could be filled.

Radar diagrams have been developed in which participants can plot how strongly they feel about certain issues – and even create radar diagrams of their own.

So it is that despite the limitations that lockdown sets us, we are finding ways to reach older people in rural communities who need support more than ever.

Dr Shuks Esmene, Research Fellow, is working with HAIRE’s pilot site partners in the UK, Belgium, France, and the Netherlands, as well as digital design studio M-A-P to co-design guided conversations appropriate for each location. Dr Esmene is part of the University of Exeter’s Social Innovation Group (SIG). You can find out more about his work with SIG, his research interests and other SIG team members by clicking here.

What is HAIRE?

Healthy Ageing through Innovation in Rural Europe

The Social Innovation Group (SIG) at the University of Exeter is a multi-disciplinary team of researchers who work on place-based and person-centred issues. We collaborate with organisations in the third sector, health and social care, the environment sector, and local and regional government, to create positive change in communities and improve people’s wellbeing. HAIRE is designed to promote healthy ageing through innovation in rural Europe.

The HAIRE project, led by SIG, aims to bring about social innovation and empowerment for older people. Rural communities are at risk of dying out: their populations are ageing and poor public transport, lack of local support and facilities, out-migration of young people, reduced services, isolation and fragmented health and social care systems all negatively impact the health and wellbeing of older people. HAIRE will tackle the problem of loneliness and isolation amongst the older population in rural areas, leading to greater community integration, better wellbeing, social innovations and empowerment. These solutions will be based on their own individual interests, capabilities and preferences and supported by the voluntary, private and public sectors.

How will we do this?

HAIRE brings together existing tools for development and deployment in rural areas. These include the Guided Conversation, Social Network Analysis and Neighbourhood Analysis. The “Guided Conversation” has been developed by the University of Exeter in conjunction with our partners to make sure it is appropriate for each specific location. It is a person-centred tool that allows people to reflect on their own needs, desires, interests and aspirations. The other two tools (Social Network Analysis and Neighbourhood Analysis) help communities to understand their own assets, levels of vitality and the potential for social innovation from the ground up. By training volunteers to deploy these tools, HAIRE hopes to develop a genuinely grass-roots approach to communities developing solutions that reduce loneliness and isolation in villages. Meanwhile, HAIRE also brings together local people, local government, agencies, organisations and the voluntary sector to innovate in service design and delivery.

How will HAIRE be delivered?

There are 8 pilot sites – 2 each in the UK, Netherlands, Belgium and France. Volunteers in each pilot area will be trained to administer the HAIRE toolkit which comprises a Guided Conversation tool and easy-to-use Social Network Analysis and Neighbourhood Analysis tools. Each pilot site will undertake around 75 Guided Conversations with people over the age of 60 who are no longer in employment, from which action plans will be produced. Each community will receive its own Community Report based on these baseline data. Partners will get together to share their experiences and prepare new models of service design and delivery for their areas. The ultimate aim is gaining the participation of older people so that they have a voice and the power to design or improve access to services and products that meet their needs and wishes beyond the pilot project and into the future.